AFTER THE DAY BEFORE
Psycho-triller, 120 min. Couleur, 35 mm.
Un étranger parcourt le paysage désert sur une bicyclette.
Il cherche une maison isolée – son héritage familial.
Les habitants des alentours s’observent avec méfiance.
Ils jettent un regard suspicieux sur tout étranger échoué ici
excluant tous ceux qui dévient de leurs lois non écrites.
Ce même jour, c’est aussi le sort d’une jeune fille de quinze ans,
assassinée avec une brutalité extraordinaire.

EXTRAITS DES NOTES DU RÉALISATEUR:
Du premier meurtre:
"La réalité quitte les rapports temps-espace habituels de la vie et lorsqu’elle rebondit, lorsque – après l’acte – elle reprend son cours normal, cela ressemble à un coup de marteau douloureux. L’homme – l’homme subitement tombé dans le péché – se voit dans une lumière excessivement forte. Trempé de sang fraîchement versé, arrivé dans un monde nouveau et inconnu, il se trouve, comme un étranger, à la lisière de deux mondes: le sien, avec ses aspects réels, habituels et familiers et l’autre, nouveau et inconnu. De là, il ne peut que jeter un regard en arrière, sur ce monde d’antan mais il ne peut plus jamais s’identifier avec celui-ci."
La structure et la cohérence du film:
"Les histoires linéaires n’existent plus et, vraisemblablement, elles n’ont jamais existés . Le monde est compliqué et chaotique, parsemé de mouvements aléatoires et fortuits. Il est fort difficile de faire remonter un effet à une cause unique. En revanche, il est bien plus vraisemblable que tel ou tel événement se compose d’un amas de fragments d’événements n’ayant aucun rapport, ne serait-ce que fortuits entre eux et, de plus, ne cherchant, d’aucune manière, ce type de rapports. Quant à l’observateur ou au protagoniste de l’événement, souvent il ne voit que l’événement même, au moment précis où il se produit. Nous avons l’impression que l’événement surgit du néant, sans antécédent apparent. Tout simplement il existe, il existera. Avec violence et agressivité. Et nous trouverons difficilement les causes, parfois nous ne les trouverons pas du tout, surtout si nous nous efforçons de simplifier l’espace et le temps selon les critères - ou dans l’espoir - d’une transparence parfois trop facile."


PRESSE


PREMIERES CRITIQUES
A wandering stranger may or may not be involved with a brutal murder in the astonishingly unclassifiable thriller "After the Day Before." Magyar helmer Attila Janisch eschews linear narrative in favor of a kind of waking dream state that is cumulatively creepy and ultimately terrifying. This is uncompromising, risk-taking contemporary Euro arthouse filmmaking at its best, and as such will be in great demand at festivals. Less certain is pic's commercial fate in mainstream play, though brave distribs shouldn't tarry in tracking down a print: Word-of-mouth both yea and nay among upscale auds will be formidable.
This unsettling item, which Janisch says is about "the psychology of sin," summons feelings and images from work as diverse as Bram Stoker's "Dracula," the canon of experimental icon Maya Deren and Stanley Kubrick's "The Shining."
Dressed in a vest, tie and gabardine raincoat in spite of the boiling hot weather, a stranger gets off a truck in the middle of a rock-strewn, yet verdant, countryside and accepts a dilapidated bicycle from the driver. The visitor is searching for his inheritance, the apparently abandoned Gruber farm. He has no map or point of reference to guide him, only a faded photograph in a cigarette case.
"Don't rely on people helping you here," someone warns him early on, and that turns out to be true. Remaining absurdly over-dressed and toting a battered valise, the newcomer soon encounters Romek (Denes Ujlaki), who is irate over an apparent rendezvous between a young girl (Bori Derzsi) and the sullen Simon (Sandor Czeczo).
As the oddly calm stranger embarks on a zigzagging two-wheeled odyssey back and forth across the landscape, things just aren't adding up. What's with the local woman who lodged him that first night, and her daughter who sneaks in demanding that he kill her? And the strange dreams he's having? The severed lamb's head? The rooms that appear to be torture chambers? The Billie Holiday tune that wafts across the fields? And, who is this murdered young girl everyone mentions?
Time becomes suspended, then shuffled, then irrelevant. Shattering climax rejects gore but is most definitely not for the faint of heart.
Janisch has been down this provocative path before, having directed "Long Twilight" from Shirley Jackson's short story, "The Bus," in 1996. His first featurefeature since then, "After the Day Before" required, per helmer, several years of location scouting alone to come up with the sinister topography that plays a majormajor role in pic's mood of profound disquiet.
Pic's complex imagery, courtesy of Andras Forgach's script, is dense in its preordained inevitability but never predictable, despite a distinct loss of momentum at about the 80-minute mark.
Lead Tibor Gaspar, a provincial theater talent making a physically demanding first film, has the perfect face and head for the many reaction shots required. Thesp's frightening mix of wonder and terror lends credence to the entire story
EDDIE COCKRELL (VARIETY)


Le Festival de Budapest permet de découvrir un cinéma hongrois en plein renouveau marqué d'oeuvres fortes dues à de jeunes réalisateurs.
....Et d'abord le meilleur, grand prix pour une fois mérité : Lendemain, d'Attila Janisch. On a vu de lui il y a quelques années Long crépuscule l'un des rares films hongrois à être arrivés (pour peu de temps) sur nos écrans. Celui de cette année, dans un paysage de collines et de vallons dépeuplés où fut assassinée une adolescente, filmé en longs plans coulés passant d'un même mouvement de caméra de l'accomplissement d'un geste aux traces laissées dans une mémoire meurtrie, témoigne d'une rare maîtrise d'écriture. On peut s'étonner qu'aucun des " grands " festivals, de Berlin ou de Cannes, toujours à se plaindre de l'absence d'oeuvres fortes, ne l'ait encore retenu, et l'on aimerait en tout cas qu'il arrive vite en France. Ce n'est pas que pour lui qu'on peut formuler ce souhait : cette année en effet le cinéma hongrois est, semble-t-il, en travail de renouvellement dont le but est de s'entraider dans la lecture de scénarios tout aussi bien que dans la recherche de moyens de production.
Émile Breton (L’HUMANITE)

 

Bori Derzsi, Sándor Czeczõ, Dénes Ujlaki, Kati Lázár, Mari Nagy, Márta Szabó, József Szarvas, János Derzsi, Imre Csuja, András Fekete, Lajos Kovács, Sándor Kõmíves, Éva Almásy Albert, Anett Forgács dans
un film de Attila Janisch
scénario: András Forgách
photo Gábor Medvigy
musique Arvo Pärt, Hans Mittendorf, Schachram Poursoundmand
décor Attila F. Kovács costumes Zsuzsa Megyesi montage Anna Kornis son István Sipos
directeur de production András Tóth
producteur: Péter Miskolczi Eurofilm Studio Ltd.
avec le soutien de Minisztériuma, Magyar Mozgókép Közalapítvány, Országos Rádió és Televízió Testület, TV2, DunaTV, Nemzeti Kulturális Alapprogram





 

Meilleur Film Hongrois 2004
Meilleur Acteur, Meilleur Second Rôle Feminin Budapest Hungarian Film Week


d'autres films de Attila Janisch

retour