Le
Titanic turc !
N'ayons
pas peur de la comparaison : "Eskiya" est le "Titanic" turc
! Toute proportion gardée, bien entendu, mais c'est bien
du "Titanic" qu'il s'agit, pour les mêmes raisons de contenu,
de forme et de succès populaire sans précédent.
| D'abord le scénario
: signé également par Yavuz Turgul - réalisateur
bien connu des films où le sérieux d'une sensibilité
sociale n'interdit nullement l'humour - est subtilement
truffé, bien plus qu'habituellement, de réalités
socio-politiques qui donnent, en deuxième lecture,
une forte consistance à cette aventure mélodramatique
; de ce point de vue "Eskiya" est un film politique d'un
nouveau type. |
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Ensuite,
le savoir faire d'un metteur en scène confirmé
: Yavuz Turgul réussit à maintenir une tension
fort agréable à subir, avec un traitement cinématographique,
certes sans grande prétention mais joliment efficace,
qui ne s'alourdit pas malgré les quelques séquences
fantaisistes qu'il s'autorise.
| Enfin, "Eskiya"
met le doigt, avec ironie et humanisme, sur les préoccupations
contemporaines qui dépassent largement la spécificité
locale : il donne vie à des personnages qui sont
certes solidement enracinés dans la Turquie contemporaine,
mais souffrent également des même maux que
tous les hommes et femmes de cette planète devenue
"un grand village" : la perte des repères fondamentaux
pour organiser le présent et espérer de meilleurs
jours futurs ; l'érosion des valeurs traditionnelles
comme la justice, la solidarité, l'honnêteté,
etc... ; la banalisation de la corruption généralisée
; la solitude de l'individu abandonné à son
triste sort dans les cités qui ne cessent de s'agrandir
; la montée du chômage et de la délinquance
petite et grande dans une société qui accepte
les inégalités sociales de plus en plus frappantes...
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Il n'est
donc pas étonnant que "Le Bandit" ait été
vu par près de trois millions de spectateurs en Turquie.
Il me semble que les européens se sentiront également
emportés par ce film, tout comme - osons encore une fois
la comparaison, toute proportion gardée, avec un événement
récent - ils ont rempli les salles pour voir "The Full
Monty".
Mehmet
BASUTCU (Critique au quotidien Yeni Yüzyil, Istanbul)
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...une atmosphère
de légende, caractéristique des romans de
Yachar Kemal. Et comme dans ces romans, les ingrédients
servent plus à souligner l'aspect légendaire
des réalités qu'à remettre en question
leur crédibilité.
"Il
n'y a plus aucun bandit dans les montagnes, déclare
Demircan, le chef de la mafia, ils sont tous en ville
!" Un propos qui fait mouche dans un pays où,
avec l'inflation, la corruption est le sujet le plus discuté...
le succès sans précédent est simple
: les gens se sont reconnus dans une oeuvre qui parlait,
enfin, de leur vie.
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Gonul
Dönmez-Colin (LE MONDE DIPLOMATIQUE)
...le
film est plus malin qu'il n'en a l'air. Traité comme
un conte de fées, il place cette révolte non dans
le réel politique mais dans le pur imaginaire.
"LE BANDIT", après avoir, dans une scène plus
onirique que réaliste, massacré tous les "méchants",
s'envolera vers les étoiles dans une apothéose
de feu d'artifice. Et c'est sans doute à cet onirisme
que le film doit une bonne part de son succès auprès
de foules en mal d'identité.
Comme si ce "héros positif" vengeait en rêve ces
millions de petits gens humiliés tous les jours par l'arrrogante
impunité des trafiquants de tous ordres dont un scandale
récent a révélé qu'on les trouvait
jusqu'aux sommets du pouvoir. Cette fonction de défoulement
n'a-t-elle pas toujours été une de celles, et
des plus importantes, du cinéma ?
Emile
Breton (L'HUMANITE)
Yavuz
Turgul à la recherche de l'amour perdu : une très
belle histoire d'amitié, d'amour et de vengence sur toile
de fond de réalité sociale
LE
FIGARO
Une
fraîcheur rassurante en ce temps de "globalisation"
ADEN
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Le
film tient en effet à la fois du polar traditionel,
du mélo oriental, du conte populaire et du néoréalisme...Sous
le signe de la trahison, de la vengeance et de l'amour,
à l'enseigne d'un Kitano ou d'un Eastwood (toutes
choses étant égales par ailleurs),le personnage
de Baran le bandit donnera un ultime coup de balai dans
la saleté environnante avant de disparaître
à jamais en un somptueux feu d'artifice
LE
MONDE
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Une
révélation... remarquablement filmée et
interprétée, extrêmement prenant de bout
en bout, oui, une vraie révélation
LE
NOUVEL OBSERVATEUR
A la
fois chronique d'une amitié et récit d'une rédemption,
Eskiya est un film malin et plaisant qui, tout en s'apparentant
au cinéma (avec des références à
John Woo), offre un témoignage avisé sur la société
turque actuelle
CINELIVE
Le film
reflète des nostalgies pré-modernes et, plus encore,
présente l'implosion du tissu social traditionnel de
la Turquie comtemporaine dans un language allégorique
et sur le rythme d'un film d'action non dénué
d'humour, accessible à un très vaste public.
L'AVANTSCENE
/ CINEMA
Grand
succès presse pour la sortie à Montréal
:
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...
une sorte d'odysée tragicomique, qui emprunte au
compte et à la fable populaire, mais aussi à
la comédie, à l'histoire et au film policier.
... offrant les plaisir d'un divertissement grand public
... l'une des rares oeuvres(étrangères ou
non) à nous offrir une expérience humaine
complète
... un portrait jouissive, acerbe et émouvante d'un
bandit de légende
... un hommage simple et émouvant au regretté
cinéaste Yilmaz Güney : UNE DES PLUS AGREABLE
SURPRISES DE L'ANNEE Georges Privet (VOIR)
... like something out of Peckinpah (or TAXI DRIVER ?)
... mythic, beautiful HOUR
... la révelation de l'automne, savoureux et "différent"
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