BERLIN IS IN GERMANY


Après dix ans de prison, Martin Schultz retrouve la liberté.
Citoyen de l’ex Allemagne de l’Est, il a suivi la chute du mur de Berlin et dix ans de réunification
à travers la lucarne de sa cellule : sa télévision. A sa sortie, on lui remet alors, ce qu'il avait en
sa possession au moment de son arrestation : une carte d'identité, un permis de conduire
d'Allemagne de l'Est et un portefeuille avec des billets à l'effigie de Karl Marx. L’ancien détenu tente
de retrouver ses repères dans un Berlin complètement transformé.
Face à ce nouveau monde parfois hostile, Martin reste optimiste et essaye de renouer des liens
avec son ex-femme et son fils. Sa volonté de se réinsérer rencontrera de nombreux obstacles,
mais grâce à ses amis il retrouvera l’espoir.


BERLIN IS IN GERMANY
Scénario et réalisation : Hannes Stöhr
Image : Florian Hoffmeister
Décor : Anke Bisten, Natalja Meier, Costumes : Katrin Kath
Montage : Anne Fabini, Son : Christoph Engelke, MusiquE : Florian Appl
Production : Gudrun Ruzickovà-Steiner, Redaction : Annedore v. Donop (ZDF)
avec
MARTIN SCHULZ : JÖRG SCHÜTTAUF
MANUELA SCHULZ : JULIA JÄGER,
ROKKO SCHULZ : ROBIN BECKER, PETER PAU : TOM JAHN
LUDMILA : EDITA MALOVCIC, WOLFGANG RIEDEL : ROBERT LOHR,
VICTOR VALENTIN : VALENTIN PLATAREANU,
ENRIQUE CORTÉS : OSCAR MARTÌNEZ, KARIN KOCH : CARMEN-MAJA ANTONI,
ERICH TISCHER : UDO KROSCHWALD
KURT KANZ : DIRK BORCHERT, CONCIERGE : DIETER JÄGER


FESTIVALS
Prix obtenus
*Festival du Film de Berlin, Panorama 2001:“Prix du public”
*Festival de Valencia 2001:“Luna de Plata” *Festival de Schwerin 2001 :“Prix du public”
*Festival du premier film d'Annonay 2002 : “Prix Spécial du Jury”
*Festival international des Ecoles de Cinéma de Poitiers 2002 : “Prix Spécial du Jury”
*Festival de Hambourg 2002 : “Prix attribué aux jeunes talents”
*Prix de la Critique Allemande : “Meilleur Film de l'année 2002”“
Meilleure interprétation masculine” (Jörg Schüttauf)

Autres sélections :
Moscou, Jérusalem, Montréal, Hong-Kong, Los-Angeles, Göteborg, Varsovie, Sao-Paulo,
Museum of Modern Art New-York, Meyzieu, Le Havre, La Rochelle 2002



ENTRETIEN

D'où vient l'idée du film ?
L'idée part d'un fait réel. Une amie m'avait raconté l'histoire d'un homme de l'Est qui avait vécu la réunification depuis sa cellule, à travers la télévision. J'ai tout de suite été fasciné par cette histoire. Mais seul Martin Schulz peut arriver à appréhender avec naïveté les transformations dues à la réunification. Il évolue dans la ville comme un miroir. Il rend visibles les changements que nous avons tous vécus. Par ailleurs, Berlin est le seul endroit où l'on peut vraiment ressentir l'impact de ces changements.


Pourquoi le titre "Berlin is in Germany" ?
Un jour, j'ai dû aider le fils de ma voisine pour ses cours d'anglais. Il était né le 9 novembre et s'appelait Rokko. Sur son cahier, il y avait écrit : "I'm a boy from Berlin. Berlin is in Germany." L’ évidence avec laquelle il avait écrit cela m'a fasciné. Il y a quelques années, cela aurait pu s'appeler tout à fait autrement : "I'm a boy from East Berlin" par exemple. Pour quelqu'un comme Martin Schulz, cette situation est toute nouvelle. Comment l’ appréhender quand on ne la connait que par la télévision?

"Berlin is in Germany" est-il un film sur le thème Est-Ouest ?
Non, c'est un film sur Berlin aujourd'hui, sur mes voisins. Mais l'un des thèmes principaux, c'est le changement, la nécessité de tout recommencer. En tant qu'ancien détenu, Martin doit tout reconstruire depuis le début. Il doit reconnaître que le sens de la vie c'est le changement et c'est en cela qu'il est une figure universelle.


Désiriez-vous faire un film réaliste ?
La base de l'histoire est réaliste : un détenu sort de prison et veut commencer une nouvelle vie. Dehors il est difficile de se faire une place. Finalement, celui qui le comprend le mieux est un ancien camarade de cellule. Dans la vie, ce genre de situation arrive très souvent et se termine rarement bien. Il suffit d'écouter les associations d'aide aux prisonniers. Il arrive souvent que des hommes doivent retourner en prison tout juste après leur libération parce qu'ils se sont battus. En principe, à leur sortie, ils doivent commencer par mentir. S'ils veulent trouver du travail, ils ne peuvent pas dire qu'ils sortent de prison. Avec un tel passé, il leur est difficile de se faire des relations et de trouver un emploi. Le taux de récidive se situe entre 70 et 80%.
Nous avons pris la décision de nous éloigner de cette réalité. C'est comme ça que le baiser devient possible. Le baiser et l'espoir.


HANNES STÖHR
Hannes Stöhr est né en 1970 dans le sud de l’Allemagne. Il étudie les langues et part à St Jacques de Compostelle pour une année universitaire. A son retour, il se lance dans des études de Cinéma à la célèbre école de Berlin : la DFFB. Il prépare alors la version courte de " Berlin is in Germany ". Son œuvre terminée, il obtient le prix du meilleur court-métrage au Festival du Film de Potsdam. Finalement, grâce à sa persévéranxce, Hannes Stöhr réalise la version longue de " Berlin is in Germany ". Ce premier film a obtenu un grand succès auprès du public et de la critique en Allemagne

Extraits de presse
« Un film qui vient du coeur»
Lift de Stutgart
«Une tragicomédie excellente et sensible»
Journal de Francfort
«Juste, plein de romantisme et d’espoir»
Der Spiegel
«Comique, triste et sentimental ; documentaire et conte de fées à la fois. Jörg Schüttauf, fort et blessé, joue avec une force prolétarienne telle qu’on peut le voir dans un certain cinéma anglais»
Berliner Zeitung
«Sans préjugés, profond et efficace»
Film.de
«Une histoire pleine d’amour racontée de manière fraîche et sans
une larme de trop»
A.R.D
«Sans cliché, intelligent et divertissant»
Studio de Hambourg
«Un petit bijou dans le paysage cinématographique allemand»
MDR

LA PRESSE:
un premier long-métrage très maÎtrisé, juste, intelligent, amusant même, et qui ne manque pas d’espoir
NOUVEL OBS
un regard juvenile sur les évènements qui ont transformé son pays
LE MONDE
un regard neuf sur les boulversement de la société allemande
FRANCE SOIR
Ce film sans prétention, qui bénificie d’un sujet passionnant, a raflé une rafale de prix dans des festivals.
L’interprétation de Jörg Schüttauf est excellante.
PREMIERE
un regard simple et juste sur les réalités d’un monde en constante mutation
STUDIO
un itinéraire plaçé sous le signe du doute et de la quëte de nouveaux répères
CINE LIVE
un très beau film, sobre, sensible, et simple sur l’absence, la solitude d’un homme et, par transposition, le devenir d’un pays
COMMEAUCINEMA.COM
L performance de Schüttauf est une des plus impressionnantes qu’on ait pu voir au cinéma au cours de ces dernières années!
OBJECTIF-CINEMA.COM



 

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