LA
CAROTTE ET LE BATON
Comment la Refondation Sociale, application française du libéralisme
mondial, détruit le rêve d¹une société démocratique et culturelle
... La culture, l'éducation, la recherche
et la santé, biens communs inscrits dans la Constitution au
lendemain de la guerre, sont aujourd'hui attaquées au nom de
la rentabilité. De nombreux mouvements citoyens font front uni
contre ce démantèlement de nos fondements démocratiques, engagé
en France sous l'impulsion du MEDEF et de la droite libérale,
et dans le monde, suivant les nouvelles directives de l'OMC...
Comment réagir aujourd'hui à la marchandisation de la République,
dans une Europe économique bien éloignée des citoyens en mal
de droits sociaux ?
Fiche technique
Production : TACT Production & Phinéas Production
Ecrit et réalisé par Stéphane Arnoux, assisté de Sophie Jayez
Produit par Nezha Drissi Cohen Musique : Bernard Lubat, Les
Têtes Raides, Michel Lauwers, cRrocs avec la participation du
Centre National de la Cinématographie (CNC) Formats : DV-CAM,
Bétacam, DVD / Durée : 1h14 Avec : Samuel Churin, Eléonora Rossi,
Ralph Balez, Vincent Mermé, Jack Ralite, Michel Tubiana, Jean-Louis
Laville, Yves Clot, Patrick Ailloux, Patrick Pelloux, Catherine
Cofiné, Marc Delepouve, José Bové ...
film
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Citoyens,
quest-ce qui nous fait marcher ?
Note
d'intention
Depuis la Libération, la France a bien changé.
Elle s'est modernisée, en laissant de côté
un certain nombre de ses citoyens. Elle a fait beaucoup plus
de profits que les artisans des idéaux de la constitution
de 1946 n'auraient pu l'imaginer. Elle a réformé
ses institutions, créé des biens communs et des
acquis sociaux. Et puis elle s'est laissée emporter dans
la vague mondialiste du libéralisme économique.
Les publicités ont recouvert tous les espaces publics,
l'économie de marché a gagné nos politiques,
le rêve de consommation nous a forcé à travailler
plus pour posséder toujours plus, et puis le rêve
s'est brisé. Les inégalités ont commencé
à s'accroître, l'emploi s'est raréfié,
le pays est devenu moins sûr. Et tandis que les grandes
entreprises s'exportaient, multipliant leurs profits, de plus
en plus en plus de citoyens ont vu leur vie changer.
Pour " adapter la France " aux nouvelles contraintes
du " marché " mondial, on nous a annoncé
la nécessité de faire des économies. Les
décisions politiques ne dépendaient plus des choix
des citoyens, mais des nécessités impérieuses
de l'économie. Pour rendre l'Etat rentable, il a fallu
le vendre peu à peu, privatiser, déréglementer,
renoncer. Afin de sauver les retraites, " il faut les amputer
", nous disait-on. Afin de sauver notre éducation,
notre culture, notre sécurité sociale, "
il faut les réformer, les ouvrir aux nouvelles lois du
marché ", insistait-on. Et voilà comment
le " marché ", nouveau pouvoir au visage incertain,
s'est substitué à la démocratie.
(...) Coincés entre la carotte et le bâton, nous
devrions, comme l'âne, baisser seulement la tête
et avancer au pas. Mais il n'en est rien. Nous sommes moins
forts, moins rapides, mais infiniment plus nombreux. Il nous
reste les urnes, la grève, la possibilité de manifester,
de crier et bien d'autres choses. Et tant qu'il nous reste du
temps pour penser, pour lire, pour se documenter, il nous reste
l'arme absolue : comprendre et communiquer. Tant que quelques-uns
ont encore ce temps pour eux, rien n'est perdu. Ils pourront
dessiner le visage inconnu du marché, peindre les rouages
de la mécanique sociale, et montrer que notre nature
n'est pas faite de cet ordre imposé, mais de désordres,
de hasards, d'échanges et de volontés.
Précisément, c'est à ceux qui sont payés
pour penser que l'on s'attaque aujourd'hui: les chercheurs,
les universitaires, les enseignants, les artistes. Ceux qui
créent des représentations du monde, comme une
loi scientifique, un cours, ou encore un spectacle ou un film.
A ceux-là on demande de devenir rentables, d'oeuvrer
pour la consommation, mais rien à faire, ils résistent
et pensent le monde. Alors on tente de les précariser,
d'augmenter la peur et l'illusion, plus de carottes, plus de
coups de bâton. Malgré cela, ce sont eux qui aujourd'hui
forment le nouveau mouvement social, avec ceux qui n'ont plus
rien à perdre tant ils ont déjà perdu.
Et les citoyens les plébiscitent : un autre espoir, pour
changer des carottes.
Ce nouveau mouvement social s'invite sur les plateaux de télévision,
tente de communiquer avec la société toute entière.
Il recherche les causes profondes, découvre des accords
signés à l'OMC qui ont déjà tout
programmé il y a plus de 20 ans, et ils en parlent. De
temps en temps aussi, ils battent le pavé en criant:
" Et vous citoyens, qu'est-ce qui vous fait marcher ? ".
Le
film, tourné durant un an au coeur du mouvement social,
se propose simplement d'être un passeur. Il traduit la
volonté de transmettre une année passée
à regarder changer la société au milieu
de ceux qui la rêvent autrement .
La parole y est donnée à des citoyens qui s'engagent,
qui échangent leurs visions du monde contemporain, qui
résistent. Ils ont en commun ce temps si précieux
pour lequel ils se battent, ce temps qu'ils consacrent à
investiguer et à interpeller la société.
A travers leurs actions, les débats qu'ils organisent,
les quelques mots qu'ils échangent avec la caméra,
ce film invite le spectateur à un moment citoyen. Pour
qu'il puisse demander à son tour : et moi, qu'est-ce
qui me fait marcher ?
"
Si la rentabilité avait été le seul critère
de développement, on n'aurait rien, pas de technique,
pas d'art. Il a bien fallu découvrir comment on pouvait
d'un caillou faire un outil, et ce n'était pas en soi,
directement, rentable. Et aujourd'hui, l'éducation des
enfants, ce n'est pas directement rentable ! "
Ralph Balez, chercheur
" L'argument suivant est développé : acceptez
que soit amputée votre retraite, pour sauver votre retraite,
que soient diminuées vos prestations chômages,
pour sauver l'UNEDIC, que soit rétrécit la liberté
pour sauver la liberté (
). Jusqu'ici on na
pas entendu dire qu'il fallait diminuer et accepter de diminuer
les profits pour sauver les profits ! ".
Jack Ralite, Sénateur
" La violence, ce n'est pas quelques personnes qui débarquent
sur un plateau de télévision en direct, la violence,
c'est le démantèlement de tout le secteur public
et des droits sociaux. C'est ça la vraie violence ! "
Samuel Churin, comédien

Une investigation dune année au
cur du mouvement social porté par des intellectuels,
des artistes, des enseignants, des chercheurs (...) engagés
pour une société alternative et républicaine.
En pleine vague de " réformes ", les luttes
dans la culture, léducation ou la santé
posent des questions au monde du travail, à la société
des loisirs, à la mondialisation ou à la publicité,
et stigmatisent les signes dun changement de société.
Tourné en immersion dans la lutte, le film sinscrit
au cur du mouvement social, dont il révèle
les principaux enjeux : Les fondements de la France républicaine
seront-ils sacrifiés à lautel de la rentabilité
imposée de Bruxelles à lOMC ? Faudra-t-il
renoncer à notre diversité culturelle, notre éducation,
notre santé, nos services publics et nos droits sociaux
? Au nom de quoi ?
De juin 2003 à juin 2004, le film propose de rendre compte
dune réaction qui sinscrit dans la durée
et den interroger les possibles. Y a-t-il une alternative
politique, sociale et culturelle ?
Cette investigation nous mène dans les rouages dun
libéralisme en marche que rien ne semble pouvoir arrêter
... sinon peut-être les citoyens eux-mêmes.
Le réalisateur : Stéphane Arnoux
est auteur-réalisateur, metteur en scène de théâtre,
enseignant et chercheur en Arts du Spectacle. Agé de
28 ans, il a monté quatre spectacles dans le théâtre
public, réalisé quelques court-métrages,
et deux courts documentaires.
Le 26 juin 2003, quand tombe la réforme de
lintermittence, il sengage avec dautres artistes
dans le mouvement social, caméra au poing. Après
la réalisation de En attendant septembre, un film de
26 minutes consacré au mouvement des intermittents, il
entreprend la réalisation de La carotte et le bâton...
Ce quil va découvrir et filmer va largement dépasser
le cadre de la culture...
Il sagit de porter un regard cinématographique
sur ce qui arrive, pas seulement au cinéma ou à
la culture, mais à notre société. On vit
un non-sens absolu : la volonté de profit, donnée
comme loi naturelle du monde en marche, menace toutes
les valeurs humanistes, écologiques et sociales. Face
à cela, beaucoup de français on donné de
leur temps, de leur intelligence, de leur énergie, pour
former une prise de conscience collective. Ce film est une façon
de contribuer à cet effort nécessaire, pour porter
le débat plus loin, avec les citoyens.
PRESSE
Libération - Philippe Azoury
La Carotte et le bâton ne contient aucun scoop (le film
n'y prétend pas), mais dresse, trois ans après
la présidentielle de 2002, un constat désenchanté
qui a la valeur d'une sonnette d'alarme tirée à
toute volée : la remise en question de la refondation
sociale et des mondialisations continue de se penser hors cadre.
L'Humanité - Maurice Ulrich
Plus qu'une addition de discours, de revendications des uns
et des autres,
le film est bien une mise en perspective de ce qui est : un
changement de société.
Zurban - Eric Quéméré
L'un des atouts du film reste de ne pas jouer la carte du vedettariat
(
) pour mieux interroger le "citoyen moyen",
et nous mettre ainsi devant nos propres responsabilités.
aVoir-aLire.com - Frédéric Mignard
Voilà un documentaire incisif qui sait mettre le doigt
où ça fait mal. Un documentaire qui n'a pas la
langue de bois et qui prêche ouvertement pour sa paroisse
: contre le démantèlement du service public, la
réduction des acquis sociaux et la précarisation
des salariés. (...) Bref, un film incontournable pour
tous les citoyens qui en ont marre qu'on leur fasse avaler des
couleuvres tous les soirs au 20 heures de TF1.
MCinéma.com - Rémy Batteault
L'envie d'adhérer au propos ne varie pas du début
à la fin.
Télérama - François Gorin
(...) les contre-feux allumés par ce type de documentaire
le sont aussi par les débats qu'il suscite. Or celui-ci
est plutôt bien construit. De sa relative minceur en témoignages
naît une clarté que menace, en d'autres cas, l'accumulation
des pièces au dossier (...).
Ciné Live - La rédaction
Des arguments frappants. Tels sont les qualités de ce
documentaire dont l'engagement reste salutaire.
VENEZ
EN DEBATTRE AVEC NOUS
DANS
LES SALLES !
pressbook
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utilisez celle-ci
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- Ligue des droits de l'homme : http://www.ldh-france.org/
- Agir Ici (contre l'AGCS) : http://www.agirici.org/
- Coordination des Intermittents et Précaires d'Ile-de-France
: http://www.cip-idf.org/
- Fédération CGT du spectacle : http://www.fnsac-cgt.com
- Fédération des Arts de la Rue : http://www.lefourneau.com/lafederation
- Confédération Nationale du Travail : http://www.cnt-f.org/
- Indymedia Paris : http://paris.indymedia.org/
- Samizdat : http://www.samizdat.net/
- Observatoire des Médias : http://www.acrimed.org/
- ATTAC France : http://france.attac.org
- Collectifs AC Agir ensemble contre le chômage : http://www.ac.eu.org/
- Construire un monde solidaire : http://www.monde-solidaire.org/
- Comité Républicain Résistant d'Organisation
et de Combat Social : http://crrocs.ouvaton.org
- Médias alternatifs : http://www.mediactivism.net/

LA CAROTTE ET
LE BATON, le livre
ISBN 2-910557-11-9 96 pages illustrés 9 Euros
K-films Editions / Distribution DIFPOP (infos@difpop.com)
Le texte intégrale du film &
des bonus:
Intervention de Victor Hugo à l'Assemblée Nationale
en 1848
Appel des résistants
15 mars 1944: Programme du Conseil national de la Résistance
/ 15 mars 2004: Programme du Medef et du gouvernement Raffarin
Préambule de la Constitution de la République
Française (1946)
AGCS - Marché ou qualité de vie ? Il faut choisir
! par Jacques Cossart (Tract ATTAC )
Au nom des services publics : Nous voterons NON au traité
constitutionnel
Lexique pour temps de grèves et de manifestations par
Yves Rebours, Henri Maler
La " grogne " : grévistes et manifestants sont-ils
des animaux ? par Arno Gauthey
Hollywood à loffensive: Cultures à vendre
par Jack Ralite
Qu'est-ce qu'exprime la crise actuelle des intermittents ? Le
désespoir. par Robert Abirached (interview par Antoine
de Baeque Libé 09/07/03)
La Culture génère un déficit par Philippe
Val
Raffarin, nous voilà! Paroles de J. B.,Musique de Nicolas
Beau & Rèmi Licien
Le Chant des Courtisans Musique Anna Marly / Paroles J.B (d'aprés
le chant des Partisans) partition simplifiée pour 2 voix
ou 2 groupe de voix
"APPEL AU RECOUVREMENT D'ESPACES PUBLICITAIRES"par
le Collectif Stopub
Illustrations: photos du films, affiches avec la complicité
de lEpicerie dArt Frais Ne Pas Plier
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