des spectateurs:
Bada BoOom
Grand penseur lucide
Je n'ai pas vu ce film, mais j'ai vu NOAM CHOMSKY, MEDIAS ET
ILLUSIONS NECESSAIRES, qui n'est pas dans votre base de données,
et qui porte un regard trés lucide et critique sur la
société américaine, sa propagande et son
impérialisme. La note de 5/5 est donc pour ce film.
Eleonroe R
Un sacré bonhomme
Le film n'a aucun intérêt particulier sur le plan
formel puisqu'il s'agit juste d'une interview et de meetings
filmés. Mais l'intelligence et l'érudition hors
du commun de Chomsky, ainsi que sa lucidité exceptionnelle,
donnent au final un film important qui ouvre de nouvelles pistes
de réflexion et fait se sentir tout petit devant un activisme
poussé à ce point.
François A
pour un échange franco - us d'intellectuel:
donnez nous Chomsky en échange de Glucksmann et Finkelkraut
correspondance en direct : Noam Chomsky
<chomsky@MIT.EDU>
presse écrite:
Une réflexion passionnante sur les attentats du 11septembre
analysés en fonction des interventions américaines
au Vietnam, en Amérique centrale et au Moyen-Orient depuis
1945.
NOUVEL OBS
Contrairement à la pluspart de ses compatriotes, Chomsky
s'intéresse au reste du monde.Ce qui lui vaut de solides
inimités, parmi les politiques et surtout les médias
de son pays (et pas seulement du sien! ndlr)
dont les appréciations peu amènes à son
égard ouvrent le film...
La clairvoyance de Chomsky est détesté en haut
lieu....
Les réflexions de Noam Chomsky ne relèvent ni
du bavardage ni du spectacle.
...rare sur un écran:l'esprit critique en action
Dee Brooks VIE OUVRIERE
Noam Chomsky est lincarnation, depuis plusieurs décennies,
dune pensée critique qui ne ménage ni les
Etats-Unis
ni les formes diverses de pouvoir de domination.
LE MONDE
Chomsky toujours iconoclaste.
Le monde politique se méfie aussi de cet homme dérangeant...
Le 11 sept n'est un évenement historique qu'en "raison
de l'identité de ces victimes"(américaines),
mais non de la violence de l'attaque ou du nombre de morts...
Linguiste, CHOMSKY cultive une grande simplicité de langage.
Véronique Soulé LIBERATION
CHOMSKY semble agir ici davantage en idéologue qu'en
intellectuel.
Et les méthodes qu'il utilise pour marteler son message
rappellent celles des "télévangilistes"
américains.
S.Blumenfeld LE MONDE
CHOMSKY FOREVER
les mouvements citoyens en pleine expansion "ont rendu
le pays un peu plus civilisé...
à 74 ans, la figure tutélaire de l'engagement
contestataire
(avec les années, il se fondrait presque avec Woody Allen,
même myopie,
même débit doux et monocorde, mais davantage de
prestance) n'a pas bougé de sa radicalité.
Ce sont les autres - Michael Moore en tête, autre style,
mêmes idées- qui l'ont rejoint.
Vincent Rémy TELERAMA
infos sur le net:
allocine.com
cinefil.comwebcity.com
info.francetv.fr
club-internet.fr
fr.movies.yahoo.com
monsieurcinema.com
http://www.chronicart.com
En 1993, Chomsky, les médias et les illusions
nécessaires, le documentaire-fleuve de Mark Achbar et
Peter Wintonick avaient révélé aux uns
le nom de Noam Chomsky, aux autres, qui ne connaissaient de
lui que le linguiste renommé, la dimension politique
de sa pensée, jusqualors ignorée de la plupart.
Dans les librairies de lépoque, on ne trouvait
aucune traduction de ses travaux engagés. Seuls ses ouvrages
savants étaient disponibles. Le "rebel without a
pause" - formule drôle de Bono- avait mauvaise réputation
comme on dit : extrémiste, irresponsable, naïf,
gauchiste. On connaît tous ces noms doiseaux.
Depuis, les choses ont bien changé : le film est
devenu culte, primé dans de nombreux festivals -il est
toujours projeté au cinéma LEntrepôt
à Paris- et les traductions françaises du Chomsky
engagé se sont multipliées. Aujourdhui,
sur les tables du libraire, on trouve entretiens, articles et
conférences à foison. Comme le prouvent laffluence
grandissante de ses conférences, les applaudissements
nourris qui les ouvrent et les concluent, les demandes dautographes
de ses admirateurs, Chomsky est devenu une icône. Cela
nentame en rien les rangs de ses ennemis -même si
le devenir-icône des contestataires est parfois aussi
une stratégie des contestés, voir le bras de fer
français Sarkozy-Bové-, cela permet juste davoir
accès à ce que Chomsky dit et écrit. Cela
galvanise souvent, parce que cest intelligent et clair.
Ce qui explique licônisation.
Sil est tellement important de revenir sur ce silence
fait autour du Chomsky politique et la surexposition actuelle
qui lui succède, cest que lui-même y revient
à plusieurs reprises au cours des conférences
filmées par John Junkerman et des entretiens quil
lui a accordés : en effet, la thèse chomskienne
dun Etat américain "terroriste" qui veut
imposer aux autres les normes quil refuse de sappliquer
à lui-même -définition biblique de lhypocrisie-,
qui nomme "voyous" et "barbares" des Etats
qui étaient hier ses alliés -lIrak, par
exemple- et qui nont fait que ce que les Etats-Unis leur
ont permis de faire dun point de vue logistique et stratégique,
ne date pas daujourdhui, cest-à-dire
du 11 septembre 2001. Beaucoup des textes qui servent de base
à Pouvoir et terreur (le film et le livre) remontent
aux années 1980, voire 1970, à une époque
où Chomsky réfléchissait, seul et sans
échos, à la diplomatie musclée des Etats-Unis
en Amérique latine ou ailleurs, et à ses néfastes
effets à venir. Chomsky avoue avoir réagi à
lattentat du 11 septembre, choqué bien sûr
par les -atrocités- du crime, mais sans étonnement.
Pour lui, le caractère historique de lévénement
ne tient pas à sa nature -il avait déjà
eu lieu dans de nombreux endroits du monde-, mais à lidentité
des victimes, les Occidentaux étant meurtris pour la
première fois. La reconnaissance actuelle pour Chomsky
et ses réflexions renvoie à ce que le penseur
considère comme la leçon bénéfique
du drame : la découverte de lAutre dans le
sentiment commun de sa vulnérabilité. Par delà
les constats lucides et terribles de Chomsky sur la violence
de la machine étatique, il y a en permanence un optimisme chez
lui : celui dune conscience politique toujours plus large
de lopinion publique capable dinverser la tendance
suicidaire de lépoque et de faire poids face aux
excès de lEtat.
A la question : "Que pensez-vous de la civilisation
occidentale ?", Gandhi avait répondu :
"Cest une bonne idée". Noam Chomsky pense
la même chose.
Frédéric Bas
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