COCA,
LA COLOMBE DE TCHETCHENIE
DOC PRODUCTIONS et Eric Bergkraut
présentent
un film de Eric Bergkraut
Photo
Laurent Stoop Montage Mireille Abramovici Musique Marie-Jeanne
Serero
Son Martin Witz, Jens-Peter Rövekamp, Luc Yersin Productrice
Rose-Marie Schneider Mix Hans Künzi,
Roberto Filaferro, Promotion Olivier Taëb
coproduction avec SF DRS,SRG SSR idée suisse, ARTE, YLE
TV1 avec le soutien de Federal Office of Culture (DHA), Switzerland,
Swiss Agency for Development and Cooperation SDC, MIGROS Kulturprozent,
Protestant Church of the Canton of Zurich, Stiftung corymbo
Les efforts incessants d'une femme, Zainap Gashaeva, pour dénoncer
loppression et le massacre du peuple tchétchène.
Depuis 10 ans, Coca s'est improvisée chroniqueuse du
conflit tchétchène, devenu maintenant une "Guerre
Oubliée" de tous, notamment à cause de l'inertie
des Pays Membres de l'Union Européenne.
Portrait de la fondatrice de lassociation
Echo de la Guerre, groupe de femmes activistes tchétchènes
qui travaille en collaboration avec des femmes russes. Bravant
tous les dangers, elle rassemble des preuves, essentiellement
des photos, des vidéos, des témoignages mais aussi
des listes avec les noms des victimes et des disparus pour les
expédier sous le manteau vers l'Europe occidentale. Ceci
dans l'espoir de faire prendre conscience de la situation au
monde entier et de pouvoir enfin assigner les coupables devant
les tribunaux internationaux.
COCA, LA COLOMBE DE TCHETCHENIE
Pourquoi risquer sa vie en collectant les témoignages
d'une guerre oubliée? Pour Zainap, la raison est simple
: pouvoir un jour les mettre à la disposition d'un Tribunal
International pour que cette partie de lhistoire de son
pays ne tombe pas dans loubli.
Aucune action, même violente, de rébellion d'un
peuple pour son indépendance ne peut justifier l'utilisation
des forces armées d'un autre Etat visant systématiquement
à renier les droits fondamentaux de ses citoyens.
Eric Bergkraut fait découvrir au public d'une manière
peu habituelle ce conflit, généralement médiatisé
lorsque des actes terroristes se produisent comme à Beslan
ou Moscou. Coca révèle la réalité
qui se cache derrière les gros titres : qui est réellement
conscient qu'il existe en Europe un pays où les hommes
peuvent se faire tuer pour la seule et unique raison d'avoir
déposé une plainte auprès de la Cour de
Justice du Conseil de lEurope. Eric Bergkraut nous livre
un film chargé en émotion et très fort
politiquement.
Hier les tchétchènes
se photographiaient vivants dans la joie davoir résisté
aux massacres... Aujourdhui, ils collectionnent des clichés
de leurs enfants assassinés... Demain, un film et les
preuves visuelles de linhumanité des uns et de
lindifférence de tous.
André Glucksmann
Moscou et Washington
saccordent sur ce point : le terrorisme dEtat est
légitime tant quil se fait passer pour une guerre
contre le terrorisme international; et que lennemi
commun est la vérité. Ces femmes courageuses et
pleines de ressources osent sinsurger. Les preuves, sorties
des profondeurs de lEnfer parfois au péril de leurs
vies, accusent tant lOuest que lEst.
John Le Carré
+
EXTRAITS
DES NOTES DU RÉALISATEUR:
- Eric Bergkraut n'épargne pas le spectateur,
notamment par la crudité des images qui lui sont proposées
et pourtant son film est grandement porteur d'espoir. Les femmes
qu'il nous montre, rayonnent par leur détermination à
vouloir faire changer les choses, et cela fait chaud au coeur!
HE/netLounge, 23/02/05
- Le film de Eric Bergkraut est à la fois bouleversant
et très engagé politiquement. Au travers d'interviews,
il nous livre des images vidéos mais aussi des photos
récoltées clandestinement ces 10 dernières
années, parfois au péril de leur vie, par ces
témoins de la guerre. Eric Bergkraut et ces femmes souhaitent
faire éclater au grand jour l'inertie de l'Europe face
à ce génocide. Irene Genhart, TAGBLATT der Stadt
Zurich, 02/06/05
"
dans le film personne ne voit la souffrance des
autres car c'est leur propre vie qui est quotidiennement remise
en question
Au Festival du Film de Berlin "Coca" et Zainap Gashaeva,
"héroïne" du documentaire ont été
ovationnés par le public, debout"
Veronika Rall, WOCHENZEITUNG, 24/02/05
... un documentaire poignant et fascinant
New York Times, 21/0205

EXTRAITS DINTERVIEWS
ERIC BERGKRAUT
"Jai demandé
au Ministre russe de la Justice comment il expliquerait à
un enfant en quelques mots les problèmes en Tchétchénie.
Fier, il me répondit quil navait besoin pour
cela que de deux mots: "terrorisme international"
Si c'est de cette manière qu'ils appréhendent
la situation à Moscou, aucune solution ne pourra être
trouvée."
"Je serais ravi que mon film puisse être sur les
écrans russes, mon intention n'étant pas de faire
de la propagande contre les russes. Le conflit est une tragédie
pour les deux peuples, et de chaque côté des atrocités
ont été commises."
"Depuis le début, mon intérêt résidait
dans le fait de savoir où et comment les Droits de l'Homme
étaient représentés par le système
international, si la morale et la realpolitik pouvaient
cohabiter et si ce qu'il se passait aux frontières de
l'Europe nous concernait
Si la mondialisation fait partie
de notre mode de vie, pourquoi ne pourrait-on pas l'utiliser
également pour la protection et l'application des Droits
de l'Homme?"

ZAINAP
GASHAEVA
"La situation est paradoxale
: d'un côté Moscou affirme que l'ordre et la paix
règnent en Tchétchénie mais de l'autre,
ils ne permettent pas aux journalistes de se rendre sur place
sous prétexte que cela mettrait leurs vies en danger."
"Les services secrets russes connaissent tout de ma vie,
j'en suis pleinement consciente ; c'est pourquoi le soutien
des occidentaux m'est d'une si grande aide. Le film me permet
également de me sentir plus en sécurité,
mais il faut être honnête, lorsque je suis en Tchétchénie,
on peut essayer d'attenter à ma vie à tout moment."
"Notre souhait le plus cher est que la guerre se termine
enfin mais cela ne sera pas possible tant que justice ne sera
pas rendue et que ces criminels de guerre ne seront pas punis
comme ils le méritent".
DER BUND, 04/10/05
+
BIOGRAPHIE
DE ZAINAP GASHAEVA
Zainap
Gashaeva, de nationalité tchétchène, est
née en 1953 en exil au Kasakhstan; ses parents la prénommèrent
"Coca", qui signifie "colombe" en tchétchène,
dans l' espoir qu'un jour leur pays soit en paix. Elle élève
ses 4 enfants tout en continuant d'exercer sa profession d'économiste,
mais c'est en 1994 qu'elle commence à filmer les atrocités
que son pays subit au jour le jour ( enlèvements, torture,
meurtres
). Dès le début de la première
guerre, elle sest engagée dans des actions internationales
de promotion du dialogue et de la paix.
Elle a été Présidente de lUnion des
Femmes du Nord Caucase et a fondé en 1997 lONG
interrégionale de promotion de la paix « Echo de
la Guerre », réunissant des femmes thétchènes
(en collaboration avec des femmes russes). Les principes daction
de cette ONG sont : le respect de la liberté et des Droits
de lHomme, lhumanisme et la non-violence, la construction
de la paix et dune société démocratique.
Les bureaux de son association sont situés en Ingouchie,
petite République voisine qui accueille près de
110 000 déplacés
Sa détermination sans faille, son action et sa ténacité
ont été récompensées en 2002 par
le Prix de la Fondation pour la Liberté et les Droits
de l'Homme. Le 20 novembre 2005, on lui remettra à Cologne
le Prix Kopelew, elle fait également partie de linitiative
1000 femmes pour la paix dans le monde proposée
pour le prix Nobel.
Petit à petit, Coca réapprend à regarder
vers le ciel sans que la peur d'un bombardement imminent ne
la saisisse. Elle continue sa quête de témoins
avec un courage admirable, mais avoue qu'il y a 10 ans, elle
n'aurait jamais pensé en avoir autant. Le fait d'être
quotidiennement en danger dans son propre pays l'étonne
encore aujourd'hui.
+
photos de presse (Mangold)
LACTION DES ASSOCIATIONS CARITATIVES
EN TCHETCHENIE
Depuit le début de la seconde guerre en
Tchétchénie en septembre 1999, les associations
telles que Secours Catholique et Amnesty International sont
engagées dans la Région Nord Caucase pour venir
en aide aux populations civiles démunies et soutenir
les initiatives des associations locales russes et tchétchènes.
Cette aide se matérialise sous plusieurs formes :
- Appui social et juridique aux réfugiés tchétchènes
en Ingouchie et à Moscou : consultations juridiques,
soutien psychologique, actions de lobbying
- Déplacements médicaux en faveur des victimes
de la guerre : accès aux soins de santé de base,
évacuation et hospitalisation des cas les plus graves,
aide durgence aux familles des malades : alimentaire,
hébergement, déplacements
- Activités éducatives et soutien psychologique
aux enfants : aide humanitaire, rénovation de jardins
denfants à Grozny et dans les camps de réfugiés,
accompagnement scolaire
- Droits humains et construction de la paix en Tchétchénie:
collecte dinformations et de preuves sur les violations
des droits humains, rédactions de rapports pour des actions
de plaidoyers auprès des Nations Unies et du Conseil
de lEurope, développement dune culture de
paix et de tolérance et dun dialogue entre les
Russes et les Tchétchènes, séminaires sur
les thématiques de la jeunesse et du dialogue interculturel
- Prévention sur le danger des mines antipersonnelles
: rencontres et actions de sensibilisation dans les écoles
tchétchènes, distribution daffiches et brochures,
questionnaires afin de recenser les zones les plus à
risque pour établir une base de données, relations
avec les hôpitaux.
BREF HISTORIQUE DU
CONFLIT TCHETCHENE
La Tchétchénie
est à l'origine une République autonome au sein
de la Fédération de Russie et comporte un million
d'habitants, principalement de religion musulmane. C'est en
1991 qu'elle déclare son indépendance par rapport
à l'Union Soviétique mais l'indépendance
de la Tchétchénie finit dans le chaos.
En 1994, les troupes russes envahissent le pays : environ 80%
du territoire passe aux mains de l'armée russe, y compris
la capitale Grozny. La guerilla tchétchène s'organise.
Cette première guerre prend fin en 1996 avec des accords
de paix mais plusieurs milliers de soldats russes restent toutefois
déployés et les exactions continuent. De nombreuses
violations des droits de l'homme entraînent la rupture
du cessez le feu et une condamnation internationale unanime.
La situation politique est instable et les troupes russes envahissent
à nouveau le pays pendant l'été 1999 suite
à des actions terroristes de la guerilla tchétchène.
Les militants islamistes essaient de profiter du conflit. Dans
cette deuxième guerre, Grozny est largement détruite
et assiégée en janvier 2000. La ville est mise
à sac, l'acheminement des vivres se détériore
et provoque une grave catastrophe humanitaire et l'exil de milliers
de tchétchènes vers l'Ingouchie, République
voisine.
Grozny est en ruine, la politique d'occupation russe semble
dans une impasse et pourtant Moscou considère la guerre
comme terminée. Les organisations humanitaires parlent
de génocide ciblé. Officiellement, la République
de Tchétchénie est maintenant sous l'autorité
du Kremlin qui tente de faire passer le conflit pour une guerre
civile entre tchétchènes.
Les informations disponibles sont contradictoires mais l'administration
russe elle-même a estimé le nombre de victimes
à plus de 200 000 depuis 1994. La plupart des dirigeants
occidentaux ne condamnent pas ouvertement la politique menée
par le Président Vladimir Poutine en Tchétchénie,
et les médias russes sont censurés. Pourtant selon
une publication de l'ONU, les demandes d'asile les plus nombreuses
auprès des pays occidentaux proviennent du peuple tchétchène
.
informations complémentaires:
http://www.groupetchetchenie.org/flash/fr/index.htm
http://www.etudessansfrontieres.org/en/SitesDossiersInternet
http://www.tchetchenie.ipfixe.com/
http://www.comite-tchetchenie.org/
http://www.marcho.net/
http://www.cst.ras.eu.org/
http://www.esf-tchetchenie.org/
http://www.memo.ru/
http://www.fidh.org/europ/tchetch.htm
http://www.amnesty.asso.fr/02_agir/24_campagnes/russie/russie_sommaire.htm
http://www.mdm-international.org/
http://www.chechentimes.org/fr/
BIOGRAPHIE DE ERIC
BERGKRAUT
Né à Paris le 28 novembre 1957,
sa famille déménage à Aarau en Suisse lorsquil
a quatre ans. A la fin des années 70, il intègre
le conservatoire d'art dramatique de Zürich et commence
à jouer au théâtre. Il fait des apparitions
à la télé et au cinéma en Allemagne,
en Suisse mais aussi en France. Depuis 1988, il réalise
des reportages pour des journaux et la télévision.
En 1991 il réalise son premier documentaire "Oggi
siamo tutti un po' bene" qui sera suivi de huit autres
oeuvres, dont "Voyage dans la mort" et "Le continent
K". L'Avant Première de "Coca, la colombe de
Tchétchénie" a eu lieu au Festival du Film
de Berlin 2005 ; depuis le film continue sa carrière
internationale, il a notamment été sélectionné
aux festivals de Tribeca, Brisbane, Oslo, Montréal, Bratislava,
Amsterdam et Warschau. Pour l'instant, "Coca" est
déjà sorti en salle en Suisse et en Allemagne.
+
AVANTPREMIERE
Mardi 10 janvier 2006 à19h30 à Ecole Normale
Supérieure
débat avec Zainap Gashaeva économiste, chroniqueuse
du conflit tchétchène,et protagoniste du film avec la
participation de Eric Bergkraut, réalisateur , Andreas
Gross, rapporteur Tchétchénie au Conseil de lEurope Marie Mendras, chercheuse au CNRS et à Sciences-Po, André
Glucksmann, philosophe, modérateur Bruno Masure, journaliste
PARIS, 11 jan 2006 (AFP) - Le silence des
pays occidentaux sur le conflit sanglant en cours depuis 1999 en Tchétchénie,
alors que la Russie assume actuellement la présidence du G8,
a été dénoncé à Paris à l'occasion
de la projection d'un film, suivi d'un débat, sur la république
séparatiste russe.
"Coca, la colombe de Tchétchénie" du réalisateur
suisse Eric Bergkraut a été présenté en
avant-première mardi soir en présence d'Andreas Gross,
rapporteur pour la Tchétchénie à l'Assemblée
parlementaire du Conseil de l'Europe, et de Zainap Gashaeva, qui donne
au film son surnom de Coca (colombe en tchétchène).
Le film présente le combat de cette Tchétchène
pour recueillir, cacher et diffuser en Occident témoignages et
images, parfois choquantes de charniers, de cette guerre oubliée
en raison notamment de la difficulté pour les journalistes d'aller
sur le terrain autrement que sous escorte militaire russe.
Ces témoignages filmés -au péril des intervenants
dont une dizaine ont été
tués- et ces images "serviront un jour de preuves"
si jamais était instauré un "tribunal sur les crimes
commis pendant cette guerre par les Russes et les Tchétchènes",
a dit Mme Gashaeva.
"Il faut continuer à parler de la Tchétchénie.
Il ne faut pas l'oublier, l'échanger contre des accords économiques"
avec la Russie, a déclaré cette économiste de 52
ans, qui vit aujourd'hui à Moscou.
Pour Andreas Gross, les dirigeants occidentaux connaissent la situation
réelle en Tchétchénie mais "ils manquent de
volonté" à l'égard du président Vladimir
Poutine.
"Le discours des autorités russes selon lequel un règlement
a déjà eu lieu, que la situation est normalisée,
a été tacitement acceptée par nos capitales",
a-t-il dit, en rappelant que Moscou était devenu un partenaire
des occidentaux dans la lutte contre le terrorisme depuis le 11 septembre
2001.
Le philosophe français André Glucksmann, avocat passionné
de la cause tchétchène, a estimé que "si on
ne parlait pas de la Tchétchénie" en juillet lors
du sommet du G8 présidé par la Russie, "cela veut
dire que les Tchétchènes vont disparaître".
"Coca, la Colombe de Tchétchénie", qui sort
en salles le 18 janvier à Paris, a déjà été
présenté dans une dizaine de pays, mais pas en Russie.
sb/phv
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