Les Enfants de la Colère ("Fuehrer Ex") est l'histoire d¹une amitié entre deux jeunes insoumis qui ne trouvent pas leur place en RDA. Leurs projets se dessinent de l'autre côté du mur où ils rêvent d'une vie meilleure. Mais le destin en a décidé autrement et les deux garçons payeront très cher leur désir ardent de liberté. Ils se retrouveront alors face à des situations extrêmes où leur amitié sera mise à l'épreuve.

Les Enfants de la Colère est une histoire basée sur des faits réels. Contrairement à d'autres films allemands tels que Good Bye Lenin ! qui dépeint le passé de l'Allemagne de l'Est sous la forme d'une comédie ou d'une satire, Les Enfants de la Colère s'inscrit dans la tradition du néoréalisme pour montrer le destin de deux jeunes rebelles en RDA.

LES ENFANTS DE LA COLERE
un film de Winfried Bonengel
NEXT film avec Studio Canal Berlin, MBP Medien Muenchen présente
“ FUEHRER EX” LES ENFANTS DE LA COLÈRE un film de WINFRIED BONENGEL
avec JULE FLIERL, LUcI VAN ORG, HARRY BAER, DIETER LASER
images: Frank Barbian B.v.K. montage: Monika Schindler musique: Louc Dikker
casting: ULJANA HAVEMANN production manager: ALEXANDER SCHMIDT production design: THOMAS STAMMER
costumes: ELKE VON SIVERS maquillage: ANDREJ BARANOW MARIANNE DROPE son: OLIVER GRAFE
coproducteurs: WIEBKE TOPPEL, BROOKS RILEY, RAINER MOCKERT
scénario: Winried BoneNgel / Ingo Hasselbach
producteurs: Clementina Hegewisch Laurens Straub
Compétition Officielle à la Mostra de Venise en 2002
Découverte Festival de La Rochelle 2003

Heiko et Tommy rêvent d’immigrer en Australie. Mais c’est un rêve impossible car nous sommes à Berlin Est et le mur ne tombera que trois ans plus tard.
Pourtant, Tommy jure de passer à l’Ouest et convainc Heiko de le suivre. Ils sont tous les deux arrêtés et mis en prison. Pour Heiko, c’est une descente aux enfers, où il est sans cesse harcelé par des hommes qui ne pensent qu’à dominer les autres, physiquement et moralement. Croyant pouvoir échapper à ces luttes de pouvoir, Heiko refuse de s’allier aux néonazis qui ont recruté Tommy. Mais en vain... Après avoir blessé un autre détenu, il est placé en cellule d’isolement. Tommy accepte d’espionner les néonazis en échange de la libération de Heiko, qui retourne parmi les autres. Mais il a perdu son âme.
Le mur de Berlin s’effrite et bientôt, la RDA n’est plus qu’un fantôme. Pourtant, les néonazis ont plus que jamais le vent en poupe, et Heiko devient l’un de leur porte-parole les plus virulents. Le jour arrive où les néonazis apprennent que Tommy les a espionnés en prison. Le verdict est sans appel: Tommy doit mourir et Heiko sera son bourreau...


L’expérience d’Ingo Hasselbach : " die Abrechnung "
Ingo Hasselbach est un ancien néonazi né en RDA. De son histoire, il a écrit en collaboration avec Winfried Bonengel le best-seller " die Abrechnung " dont est tiré le film. Il y raconte sa vie en RDA et ces périodes d’emprisonnement pour avoir d’abord lutté contre le mur de Berlin et ensuite pour avoir intégré des groupes de néonazis. En 1989, trois jours avant la chute du Mur, il réussit à s’échapper après plusieurs tentatives. Il fonde alors plusieurs partis fascistes. Entre 1985 et 1992 il est condamné sept fois par la justice pour incitation à la haine raciale. En 1993, Ingo Hasselbach décide de quitter non sans peine le milieu d’extrême droite. Il écrit alors son histoire qui suscite de vives menaces de la part de ses ex-camarades. Le livre a remporté un grand succès en Allemagne mais également à l’international sous le titre " Führer Ex ". Ingo Hasselbach est le cofondateur de l’organisation EXIT qui soutient les néonazis qui décident de quitter le milieu.Il a co-écrit le scénario du film avec Winfried Bonengel.

Entretien avec le réalisateur Winfried BONENGEL

D’où vient l’idée du film ?
Il vient du livre " die Abrechnung " que j’ai co-écrit avec Ingo Hasselbach en 1993. Nous nous sommes rencontrés lorsque je faisais des recherches pour un documentaire sur les néonazis. J’ai tout de suite été convaincu que son histoire était parfaite pour en faire un film.
Que signifie pour vous les enfants de la colère ?
Il fallait que je fasse ce film. Je me suis battu sans relâche pour pouvoir le réaliser. Je n'étais pas certain de la possibilité de créer ce genre de films en Allemagne. Je suis d’autant plus fier que cela soit possible maintenant. Ce qui me réjouit le plus, ce sont les réactions du public. Elles me prouvent que j’ai au moins réussi à montrer le coté émotionnel de quelqu’un qui devient néonazi. C’était exactement mon objectif.
Votre film raconte l’histoire d’une amitié profonde. Que signifie l’amitié pour vous ?
L’amitié est l’une des choses la plus importante de la vie, surtout a l’âge des protagonistes. Lorsqu’on vieillit, il est très rare de nouer des amitiés aussi intenses car il n’y a plus d’innocence. Pour moi, l’amitié a une très grande valeur.
Comment avez-vous trouvé un producteur pour ce thème difficile ?
J’ai vu quelques producteurs avec le livre. Beaucoup doutaient de l’aspect commercial du sujet et de ma capacité en tant que réalisateur de films de fiction puisque je n’avais réalisé jusqu’ici que des documentaires. Mais tout le monde était d’accord sur la grande qualité du livre et la nécessité de l’adapter à l’écran. Personne ne se lançait vraiment dans le projet. C’est alors que j’ai rencontré Laurens Straub de Next Film. En tant que Hollandais ayant vécu en France, il avait un autre regard sur le sujet. Il a tout de suite vu de quoi il s’agissait. Studiocanal Produktion s’est ensuite joint à nous.
Les enfants de la colère est votre premier film de fiction, quelle est la différence avec votre travail de documentariste ?
J’ai fait du documentaire par hasard. J’ai fait tout d’abord des études de cinéma. Je voulais absolument tourner. Je n’avais pas d’argent pour faire un film alors j’ai fait du documentaire. Mon travail sur Les enfants de la colère n’est pas si différent. Même si j’ai beaucoup utilisé le story-board, je suis revenu à l’improvisation. Le travail d’un metteur en scène est aussi psychologique. Je ne vois pas de grosse différence entre mes portraits documentaires et mon travail avec les acteurs.
Les enfants de la colère traite du sujet d’un pays scindé en deux, de la réunification de l’Allemagne et de ses conséquences. C’est aussi une histoire d’amitié inconditionnelle qui dépasse toutes les idéologies et toutes les frontières.
Je tente de retracer le plus fidèlement possible les marques de l’Histoire sur les êtres. Basé sur des faits réels, Les enfants de la colère montre la RDA et une jeunesse sacrifiée par des idéologies extrémistes. Heiko et Tommy font partie de cette génération de jeunes allemands de l’Est qui rêvent de liberté et d’ailleurs. Mais suite à leurs séjours en prison où ils cultivent la colère et la haine, ils se réfugient dans des groupes néonazis.*
Vous vivez en France. Quel est votre rapport avec l’Allemagne ?
Normal. Si je vis en France, c’est parce que j’y ai fait mes études et que j’y ai travaillé. Mais je me sens aussi bien en Allemagne. Tous les préjugés réciproques que l’on a sur ces deux pays sont grotesques. L’attention mutuelle entre les deux pays n’a jamais été aussi basse. Au moins, dans les années 70 il y avait une curiosité sur la culture de l’autre. Le succès de Good Bye Lenin! va peut-être entraîner un regain d'intérêt pour les films allemands qui offrent un regard pertinent et engagé sur la politique. Les Enfants de la Colère est le dernier film coproduit avec la filière allemande de la chaîne française Canal plus qui a disparu avec la liquidation de Vivendi Universal. Dommage, c’était un bon début d’une collaboration bi-latérale.
Le Cinéma allemand traite-t-il souvent l’Histoire?
Depuis quelques années, il semblerait que les réalisateurs allemands souhaitent se pencher sur cette période récente de l’Histoire souvent mise de côté. On peut déjà compter quelques films abordant le sujet sous des angles très différents : Sonnenallee, Berlin is in Germany ou encore récemment Good Bye Lenin ! C’est souvent en faisant face à son Histoire que le cinéma allemand nous prouve sa richesse.
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*Une critique allemande : Avec un regard aigu sur le passé d’une Allemagne souvent méconnue, Bonengel fait partie de ces réalisateurs allemands qui font renaître un cinéma authentique parce qu’il a retrouvé son identité culturelle. Il montre sans concession et avec réalisme l’histoire vécue d’un homme transformé par une société à laquelle il n’a pu échapper. Il décrit avec force le mécanisme psychologique et émotionnel d’une âme sensible qui passe du désir de liberté à celui d’enfermement dans le néonazisme. Christian Blumel et Aaron Hildebrand, deux nouveaux comédiens au visage encore juvénile incarnent avec talent cette adolescence meurtrie.

WINFRIED BONENGEL est né en 1960. Il étudie à l’ESRA Paris et réalise des documentaires dont le fameux
BERUF:NEONAZI (1993) montré dans plus de 40 festivals du monde entier.
Il travaille également comme scénariste à la TV.
LES ENFANTS DE LA COLERE est son premier film de fiction.


LAURENS STRAUB est fondateur avec Fassbinder et Wenders du Filmverlag der Autoren en 1970.
En 1979 il fonde Filmwelt et enfin Nextfilm.
Il distribue et produit de nombreux films tels que le cultissime TAXI ZUM KLO de Frank Ripploh.
Il est aussi réputé internationnalement comme un découvreur de talents.

CRITIQUES EN FRANCE

Les inrockuptibles Alexandre Chabert
“Du désir de la liberté à la haine récupérée par les idéologies extrémistes, ce film âpre et réaliste, basé sur des faits réels, retranscrit remarquablement l’inclination à la violence engendrée par le ressentiment. Une oeuvre captivante par sa tension extrême.”
CinéObs Bernard Achour
“Un foudroyant antidote à la nostalgie véhiculée par Good bye, Lenin! “
Le Canard enchaîné Frédéric Pagès
“Un scénario solide”
commeaucinema.com
Le film ne se contente pas de traiter le sujet du néonazisme dans le cadre d’une enceinte pénitentiaire, il décrit à l’extérieur, la haine envers les turcs devenus les nouveaux boucs émissaires d’une population frustrée.
Réalité difficile mais sans doute nécessaire à aborder
par le cinéma allemand contemporain.
Télérama Aurélien Ferenczi
"Thème intéressant - inspiré d'une histoire vraie -, mais traité sur le mode sensationnaliste : intimidation et viol sous les douches, puis, une fois le Mur tombé, sanglantes expéditions punitives des néonazillons contre les squats branchouilles de Berlin-Est."
Aden Véronique Coen
"Le film porte un regard quasi documentaire sur l’enfer de l’univers carcéral en ex-RDA tout en s’appliquant à décrire la force d’attraction d’une idéologie violente sur un être fragilisé. Une histoire forte d'amitié émouvante."
MonsieurCinema.com Camille Brun  
LES ENFANTS DE LA COLERE se place d'emblée comme le pendant sombre et négatif du beau GOOD BYE LENIN !.
Il nous attache efficacement à ses héros, deux loosers en rébellion
contre le régime faute de mieux à faire.
arte Julien Welter
Sans pathos ni situation trop édifiante, mais au contraire avec un humour un peu désenchanté et une loufoquerie parfois proche du genre du " teenage movie ", Bonengel parvient bien mieux à montrer sans juger à l'emporte pièce ni excuser les choix malheureux que font ses personnages.
Le caractère un peu anecdotique et anti-dramatique de " LES ENFANTS DE LA COLERE " est précisément le gage de sa véracité.
arte Nana A.T. Rebhan
Bonengel garde la même attitude : le film s'efforce de montrer les choses, sans porter de jugement. Il dépeint une amitié plusieurs fois mise à rude épreuve, ainsi quand Tommy fait l'amour avec l'amie de Heiko, lequel se demande s'il n'a pas aussi fait l'amour avec sa mère. Quand il est trop tard et que son ami Tommy se vide de son sang dans ses bras, Heiko réalise enfin qu'il est sur la mauvaise voie. En toute logique, là s'arrête le film.
Zurban Eric Quéméré
“Le film inspiré de faits authentiques se penche sur les contradictions d’une période charnière de l’Allemagne de l’Est et apporte comme l’humoristique Good bye, Lenin! un éclairage sur une dimension peu connue du fameux basculement à l’Ouest”

les sites allemand du film: fuehrerex.de
éditeur de la musique:cargo-records.de
MIA (chanson titre): r-o-t.de
le producteur:nextfilm.de
le livre de Hasselbach DIE ABRECHNUNG:aufbau-verlag.de
ventes mondiales: www.bavaria-film-international.de


 


 

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