GAMBLING, GODS AND LSD
180 MIN, Documentaire, Image coul 1:1.66
son : Dolby Dig DTS
réalisation,scénario
et image PETER METTLER
production MAXIMAGE GMBH / GRIMTHORPE FILM INC.
Producteurs délégués CORNELIA SEITLER,
INGRID VENINGER, ALEXANDRA ROCKINGHAM GILL
Producteur exéctutif ANDREAS ZÜST, ATOM EGOYAN,
PETER METTLER
montage PETER METTLER, ROLAND SCHLIMME
musique FRED FRITH, JIM O'ROURKE, FENNESZ
PETER METTLER, PETER BRÄKER,
www.gambling-gods-and-lsd.ch
Un voyage de trois heures entre ciel et terre
où se succèdent pays et cultures, personnages,
lieux et époques: évangelisation à l'aéroport
de Toronto, démolition à Las Vegas, recherche
de traces dans le désert du Névada, drogue, biochimie
et vie de la rue en Suisse, cohabitation des dieux et de la
technologie en Inde. Tout au long du parcours, on retrouve les
mêmes thèmes: recherche de sensations fortes, transcendance,
chance, fatalité, foi, perception accrue et besoin de
sécurité dans un monde incertain. Les faits rejoignent
l'imagination; la recherche du sens et des sensations fortes
commencent à fusionner.
Peter Mettler mélange les observations documentaires
avec un travail de caméra lyrique, les bruits environnementaux
avec des sculptures orales. Une composition audiovisuelle dont
les mouvements défient nos idées préconçues,
suscitant en nous l'émerveillement. C'est une mosaique
de moments où le tout est bien plus grand que la somme
de ses parties. GAMBLING, GODS AND LSD invite le spectateur
à participer activement à la construction du sens
de telle sorte que le thème central du film et l'expérience
de le regarder ne forment plus qu'un.
Un voyage intuitif et visionnaire. Un portrait personnel et
lucide de notre temps.
GGLSD peut changer votre manière de voir le monde.
NOTES DE LA PRODUCTION
L'idée originale de GGLSD est apparue en 1988, mais ce
n'est pas avant que "PICTURE OF LIGHT" soit terminé
en 1994 que Peter Mettler peut se consacrer pleinement à
ce projet. Au début, le processus de conception du film
était structuré comme un voyage de découverte.
Mettler explique : "Pour ce projet, il était important
de ne pas dépendre d'un scénario où d'un
plan de tournage établi à l'avance. J'avais une
manière de travailler plus intuitive et plus ouverte.
Un tel procédé implique toujours des décisions
et des choix, mais ceux-ci étaient faits en réponse
au flot hasardeux d'événements et de gens qui
croisaient mon chemin."
Travaillant seul ou avec une petite équipe, Mettler à
tourné film et vidéo au Canada, aux USA, en Suisse
et en Inde. Quatre thèmes ont mis en place la ligne de
tournage: le désir de transcender, le refus de la mort,
l'illusion de sécurité, notre rapport avec la
nature. Ces thèmes ont joué un rôle majeur
dans la sélection des sujets pour le film. Les rencontres
elles-mêmes ont crée la propre logique du voyage.
Au premier stade du montage, Mettler et son co-réalisateur
Roland Schlimme créent un assemblage de 55 heures. Metler
explique:"Rien n'a été tourné deux
fois, il n'y a jamais eu de seconde prise ou d'angles multiples
de caméra. Les 55 heures contenaient une multitude de
différentes scènes et de personnages. J'ai rassemblé
la matière chronologiquement et essayé de cristaliser
des scènes et des séquences d'après ce
que suggérait le contenu lui-même.
Dès le début, l'habillement sonore a joué
un rôle très important dans la structure du film.
Le son a influencé les choix de montage bien plus que
l'image a suscité un certain son. Des éléments
oraux originaux ont été conçus par un créateur
de son suisse reconnu Peter Bräker, le musicien Fred Frith
et le DJ Dimitri de Perrot.
La bande originale fusionne les sons avec la musique enregistrée
sur place, allant de l'ambiance des casinos de Las Vegas aux
cérémonies religieuses indiennes en passant pas
les scènes techno. Le réalisateur utilise également
de la musique préenregistrée par divers artistes
parmi lesquels Jim O'Rourke, Henrik Gorecki, Tony Coe,Knut et
Silvy, Christian Fenesz.
ENTRETIEN AVEC PETER METTLER
- Vous avez travaillé sur tous les genres, de la fiction
au documentaire en passant par des films d'essai et expérimentaux.
Comment définnissez-vous ce nouveau film?
Je ne voudrais le mettre sous aucune de ces appellations. Ces
titres suggèrent certaines attentes auxquelles ce film
ne répond pas.
Ce film a en partie pour objet de rompre les catégorisations
et les préjugés. GGLSD invite le spectateur à
faire un voyage, à participer activement à la
construction du sens et à l'ouverture des sens. Il n'est
pas réservé à une certaine catégorie
de spectateur. Il va interpeler ceux qui trouveront quelque
chose par leur propre sensibilité, qu'elle soit liée
au voyage, aux personnages rencontrés en cours de route,
aux notions de croyance et de spiritualité ou tout simplement
au potentiel esthétique de l'image et du son.
- GGLSD travaille-t-il sur l'intelect, les sens, ou les deux
?
Le film s'adresse à une part de psyché que tout
le monde a en soi. C'est la sensibilité musicale, picturale
et vous pouvez même dire hallucinogène. Cela est
apparenté au domaine de l'inconscient et des rêves:
une sorte d'état qui implique l'intelect mais qui le
dépasse aussi. Le film est une transmission d'expérience
au-delà du langage et des concepts laissant les situations
parler d'elles-mêmes. Cela dépend vraiment de la
manière dont on utilise nos sens, dont on vit un morceau
de musique, une situation ou une image- la combinaison des différents
sens de la perception.
- Dans le film, Albert Hofman, l'inventeur du LSD parle de la
perception que nous avons enfant et que nous perdons à
l'âge adulte. Le film est -il une tentative de recréer
ce sens de l'émerveillement comme le décrit Hofman?
Oui, jusqu'à un certain point. J'ai essayé d'évoquer
l'ouverture avec laquelle un enfant peut voir les choses sans
les juger. J'essaye d'inviter les spectateurs à aborder
le film avec cette ouverture et de les laisser se sentir libre
d'interpréter par eux-mêmes.
- Le sens du film est-il finalement généré
par l'individu qui regarde le film?
Finalement, le film est sur les gens qui le regardent. L'expérience
de regarder le film reflète l'idée centrale sur
laquelle porte le film : la manière avec laquelle nous
rendons les choses signifiantes. Regarder le film est une expérience
active de recherche du sens, en reconnaissant la fragilité
de notre système de croyance, de notre quête incessante
du bonheur. Dans ce contexte, le film traverse une large rangée
de situations telles que la dépendance, les manifestations
de Dieu, la perte de l'être cher, la tentative de perfectionner
notre environnement par des interventions technologiques ou
scientifiques, les rassemblements de masse extatique dans les
églises, les raves, les implosions, les courses de caniches
ou les visitations de gourous.
- Des courses de caniches ?
Oui, le film ne montre pas que des situations spectaculaires
mais aussi la banalité de tous les jours. Ce que j'ai
le plus appris en faisant ce film a été de savoir
trouver un potentiel ou des thèmes similaires dans tout
ce que j'allais regarder.
- Et l'expérience de faire le film ?
Mon expérience de faire le film était un mélange
d'observation et de participation, de recherche d'ouverture,
de suivre les rencontres tout en développant linstinct
de faire tourner la caméra au bon moment. Pendant le
montage, j'ai revécu l'expérience du voyage. Les
événements se sont mélangés à
leur propre logique interne quand j'étais en train de
voyager. Le film devait se développer avec la même
logique interne. Le film s'est fait tout seul et j'ai agi en
tant que média. C'était ma ligne de conduite la
plus stricte. L'autre règle était de monter le
film dans l'ordre chronologique. Bref, le flux a dicté
la forme.
- GGLSD a été qualifié de "composition
audio-visuelle". Quel rôle ont joué la musique
et les structures musicales dans le film?
L'image et le son ont été montés simultanément
et ils se sont nourris et stimulés mutuellement. La musique
dans le film est un mélange de sons environnants, de
musique pré-enregistrée et de compositions originales
qui ont été spécifiquement crées
pour le film.
- Faire un film est-ce comme composer?
Je pense réellement que la caméra est comme un
instrument de musique: vous vous accordez aux sujets que vous
voulez capturer. Mais c'est important que votre propre expérience
soit transmise à travers l'instrument avec lequel vous
enregistrez. Je pense que ça vous permet
de percevoir et d'expérimenter le monde sur un plan musical-
pas seulement le son et l'image mais aussi thématiquement
- ca vous transporte dans une autre dimension du langage du
cinéma
Interview: Marcy Goldberg

PETER METTLER
BIOGRAPHIE
Depuis 20 ans, Peter Mettler a continué de créer
des genres de films considérés comme impossible
à faire. Mais ils sont très apréciés
une fois qu'ils existent. Il est une image clé dans la
vague critique des cinéastes canadiens des années
80 avec Atom Egoyan, Bruce Mc Donald, Patricia Rozema, Robert
Lepage. Mettler a toujours produit un travail qui empêche
la catégorisation. Mélangeant l'intuition avec
la dramaturgie, l'essai, l'expérimental ou encore le
documentaire, ses films continuent de prendre une position unique
et influente dans l'expression créatrice et dans la fusion
des formes de cinéma avec d'autres disciplines. Méditations
sur notre monde ancrées dans notre expérience
personnelle, ses films reflètent les visions et l'émerveillement
de ses personnages tout comme de son public. Les films du réalisateur
ont gagné de nombreux prix et ont eu de nombreuses rétrospectives
partout dans le monde.
FILMOGRAPHIE
SCISSERE 1982 , EASTERN AVENUE 1985 Investigations expérimentales
dans les mouvements du subconscient. THE TOP OF HIS HEAD 1989,
fiction drame sur la recherche d'identité dans un monde
gouverné par les médias. TECTONIC PLATES 1992
fiction drame. Une adaptation de la pièce de Robert Lepage&Co.
Le mouvement de la tectonique des plaques est utilisée
pour raconter des histoires de rencontres à échelle
humaine.
PICTURE OF LIGHT 1994 documentaire, prend une équipe
de film dans le sub-artic pour capturer la magie de la lumière
du nord sur le celluloide. BALIFILM 1996 journal/ performance,
une dédicace lyrique aux forces créatrices trouvées
sur l'île de Bali.
GGLSD 2002 un voyage de trois heures à travers les cultures,
les personnages et les époques, les lieux une exploration
des notions de transcendances et de croyances.
Citoyen canadien et fervent supporter du cinéma indépendant,
Peter Mettler a collaboré avec Werner Penzel (STEP ACROSS
THE BORDER...), Michael Ondaatje, Atom Egoyan (NEXT OF KIN,
FAMILY VIEWING...) son travail varié du son et de l'image
sont occasionnellement présentés sous forme d'exposition
et de performance. Un livre sur son travail intitulé
Rendre le visible invisible a été publié
en 1995. En 2001, une résidence dartistes a été
établie à Appenzell en Suisse . Actuellement,
Mettler détermine ce qu'il faut faire avec tout le matériel
inutilisé du tournage de GGLSD.
GGLSD a été primé à Nyon, Toronto,
Montréal, Duisburg...
Il est possible que tous
les organismes vivants soient génétiquement et
horizontalement liés.
Christoph Richter (chimiste)
Il y a un grand transmetteur:
le cosmos, le monde matériel entier...
et il y a un nombre infini de récepteurs, individus,
chaque être humain.
Albert HOFMANN (inventeur du LSD
Je vois la pensée.
Mais comment vous montrer ce que je ne peux pas voir?
Peter Mettler (le réalisateur)
Lieux de tournages et participants:
The Airport Strip, Toronto, Canada
Killarney Provincial Park
A Walk, Talk and Cigar avec John Paul Young
Tour de contrôle du trafic aérien de Toronto
Membres du Toronto Airport Christian Fellowship Church
Monument Valley, Southwestern USA
Death Valley, Monument Valley, Bloodless Valley
Unités de police de Cortez, Colorado
Titan II Missile Site, Sahuarita, Arizona
Dant'e Amore de Paradise Electro Stimulations
Harrah's Casino Las Vegas, Security Department
Eva Steil, Justine Bellinsky, The Violin Lady
The Aladdin Hotel
Journalistes et spectateurs de limplosion à Las
Vegas
Jose Alves et amis à Baca Grande
The Tashi Gomang Stupa
Les glaciers helvétiques, Suisse, Une miniature Suisse
Mr J. Bänninger au Splugen Pass
Chemins de montagne de Nufenen, Albula,
Grimsel et Furka, Gorges de Rosenlaui
Défilé de rue, Zürich
Christoph Richter, labo de Biochimie ETH, Zürich
Courses de caniches à Entlisberg, Zürich
Christine Koch et Roger Greminger
Albert Hofmann
Rani Mukherje et Govinda
Tournage de Hadh Kardi Aapne à Interlaken
The Vijayanagara Empire, Southern India
Une communauté au Temple Kodanda Rama, Hampi
Brahmanes fêtant Arattu à Trivundrum Beach
Ajith Kumar et Jairo, Danse du feu, Pélerinages à
Dharmasthala
Mata Amritanandamayi (Amma) embrassant ses visiteurs
Stephen Arulraj de Tata Consultancy Services, Chennai
Bhavnagar Rickshaw Drivers
Sur le toit du Milan Hotel, Bombay
The Bombay Laughing Club
Le marin, Le garçon sur la rive
PRESSE
GGLSD nest pas un documentaire mais
une expérience. Un voyage cinématographique à
la recherche de la transcendance.
Toronto Star
Une vision cinématographique de la réalité
et des rêves
/ Grand prix Vision du réel Nyon 2002
Par la grâce du filmage, le génie du raccord
on passe constamment du trivial au sublime, du profond au subtil.
Un film trip, un film monde.
/ Les inrockuptibles
Beaucoup de possibilités de lire les réalités
et les désirs. / Prix du documentaire à Duisbourg
GGLSD redéfinit les attentes que lon a quand on
va voir un film...un travail brillant...Mettler sest placé
au sommet de la scène du cinéma contemporain.
/FESTIVAL Marc Glassman
...Hallucinogène...un documentaire qui fait bien plus
rêver que nimporte quelle fiction dramatique.
MACLEANS Brian D. Johnson
Une exploration de la transcendance...un regard extraordinaire
et unique sur le monde. Mettler na pas seulement construit
un trip de lesprit mais un trip pour lesprit.
TORONTO INTERNATIONALFILM FESTIVAL 2002, Stacey Donen
Magnifiquement extatique...autant visuellement pénétrant
que thématiquement percutant.
/ The Toronto Star Geoff Pevere
REVUE DE PRESSE
PARIS (22/09/04)
Télérama - Jérémie Couston
"Un fascinant film-trip au montage sensuel et cérébral
(...) Un documentaire fascinant dont on saisira mieux la beauté
les hémisphères à jeun".
Les Inrockuptibles - Vincent Ostria
" Un maelström sensoriel comme rarement le cinéma
du réel en offre, par lequel il faut se laisser emporter
comme dans un torrent".
Le Monde - Isabelle Régnier
" Raccordées par le son, la voix-off de l'auteur,
par des associations d'idées, les images s'enchaînent
de manière hypnotique comme dans un très beau
clip".
L'Humanité - Emmanuel Chicon
" Gambling apparaît ainsi comme un documentaire
post-moderne où le lyrisme froid des images, tout en
nourrissant l'expérience du regard, nous frustre d'une
connaissance plus intime de la marche de ce bas monde".
Zurban - Eric Quéméré
" Si sa structure peut parfois dérouter, cette
tentative de cinéma total compose en tout cas (...) un
étonnant tableau des aspirations de l'homme à
dépasser sa modeste condition".
Le Canard enchaîné - Frédéric Pagès
"Filmées pour leur banalité ou leur exotisme,
de nombreuses scènes sont attachantes".
Ciné Live - Grégory Alexandre
"L'invitation au voyage mérite certainement le
déplacement".
Un film ouvert à toutes les interprétations,
qui voudrait interroger notre manière de percevoir et de catégoriser
le monde. Le résultat de l¹expérience est parfois sublime.
TéléCinéObs
Une étonnante et très argumentée réflexion
sur cette frénétique fuite en avant qui anime les société industrialisées.
Un film les yeux dans le ciel, mais les pieds sur terre.
Nova magazine
Le S qu¹ajoute le réalisateur à God veut
tout dire : nous ne sommes pas dans la recherche du vrai absolu,
de l¹un, de l¹unique, mais bien de la différence, de la multitude,
tout en tentant de la rendre cohérente.
Cécile GIRAUD objectifcinema.com
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français texte uniquement
in english oder deutsch: www.gambling-gods-and-lsd.ch

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