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FILMS
DE ROBERT GUEDIGUIAN
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DERNIER
ETE
90'
1980 Coul. VF France 35mm Visa n°52900
Réalisation,
scénario Robert
GUEDIGUIAN, Frank LE WITA,
Assistant réalisation Bernard SASIA,
Images : Gilberto AZEVEDO,
Décor Régine HAMZAOUI,
Son Luc PERINI,
Montage Vincent PINEL,
Production René FERET,
Direction de production Malek HAMZAOUI,
Musique : VIVALDI
Interprétation :
Gérard MEYLAN (Bert),
Ariane ASCARIDE (Josiane),
Jean-Pierre MORENO (Mario),
Djamal BOUANANE (Banane),
Malek HAMZAOUÎ (Le muet),
Joëlle MODOLA (Martine)
Prix
Georges Sadoul 1981,
Sélection Perspectives
du Cinéma français Cannes 1981.
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L'action du film se déroule à Marseille aujourd'hui.
A l'extrême limite des quartiers nord de cette ville,
les infrastructures portuaires du littoral s'arrêtent
d'un coup sur un petit port de pêche, naguère rendu
célèbre par les impressionnistes : l'Estaque.
Ce quartier s'étend alors en divers sous-quartiers. Une
tradition ouvrière vient s'enraciner là où
subsistent encore toutes les traditions typiques d'un port provençal.
L'un de ses quartiers s'appelle l'Estaque-Riaux. Sa morphologie
est simple. La rue principale s'insinue entre deux collines
et se termine en cul de sac dans une immense carrière
désaffectée.
Au sommet de ces collines, comme des forteresses encastrées
dans le rocher, deux usines Lafarge et Kuhlmann semblent s'observer.
La population s'entasse dans les maisons construites anarchiquement
sur ces deux collines ; certaines appartiennent aux usines,
d'autres ont
été construites par les ouvriers après
le travail. Ces deux usines imposent leur rythme implacable
à la vie de ce quartier. Elles fonctionnent nuit et jour
crachant leurs poussières et leurs odeurs depuis plus
de cinquante ans. La nature même en porte les marques
jusqu'aux arbres dont le feuillage est recouvert d'une poussière
grise.
C'est dans ces lieux que vivent les personnages du film. En
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ROUGE
MIDI
110'
1983 Coul. VF France 35mm Visa n°57626
Réalisation
: Robert GUEDIGUIAN,
Scénario : Robert GUEDIGUIAN,
Collaboration au scénario : Frank LE WITA,
Images : Gilberto AZEVEDO,
Assistant réalisation : Bernard SASIA,
Montage : Catherine POITEVIN,
Musique : VIVALDI,
Son : Antoine OUVRIER,
Décor : Michel VANDESTIEN,
Directeur de production : Malek HAMZAOUI,
Production : Alain DAHAN
Interprétation :
Gérard MEYLAN (Jérôme),
Ariane ASCARIDE (Maggiorina),
Raul GIMENEZ (Mindou),
Martine DRAI (Ginette),
Pierre PRADINAS (Pierre),
Jacques BOUDET (Le fada),
Pierre BANDERET (Le patron)
Perspectives
du cinéma français, Cannes 1984
³Une poésie, toute en grâce et pudeur, teintée
de cet humour méridional inimitable². Le Monde
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Rouge
Midi raconte l'Histoire d'un monde qui a été le
plus souvent hors de l'histoire. Ce film est une tragédie
car le destin de ce monde est de disparaître. L'Histoire,
elle, par essence, ne s'arrête jamais. Cette tragédie
est épisodique : elle se déroule en trois temps.
Chaque temps a un décor, des personnages, une langue,
un mode d'être qui lui sont propres.
L'Histoire
prend de plus en plus de place dans l'histoire que ce film raconte,
pas d'un point de vue évènementiel, mais en profondeur.
En Histoire des religions, on dirait que ce film montre le passage
d'un cosmos à un chaos.
Le cosmos est
sécurité. Les personnages y ont leurs points fixes.
Leurs traditions et leurs vies coïncident. Leur langue
est directe et transitive, chargée de poésie naïve.
Les choses apparaissent "naturelles". Chacun a sa place et s'y
reconnaît.
Le chaos est
anxiété. Tout y est confus, sens-dessus-dessous,
pêle-mêle. L'imposition souterraine de nouvelles
valeurs vient désorienter des personnages fondés
par les valeurs de leurs pères. Attachés à
un monde qui ne peut se renouveler, ils sont désorientés
dans un monde qui leur est étranger. En
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KI
LO SA ?
90' 1985 Coul. VF France 35mm Visa n°60864
Scénario
et réalisation : Robert
GUEDIGUIAN,
Image : Gilberto AZEVEDO,
Assistant réalisation et montage : Bernard SASIA,
Son : Philippe COMBES,
Musique : Alexandre DESPLAT,
Décor : Régine HAMZAOUI,
Production : Edouard BOBROWSKY
Interprétation :
Ariane ASCARIDE Marie (Charlot),
Pierre BANDERET (Pierrot),
Jean-Pierre DARROUSSIN (Dada) ,
Gérard MEYLAN (Gitan),
Alain LENGLET (L'amoureux transi)
Quatre amis
d'enfance s'étaient promis de se retrouver à une
date fixe. Lorsque ce jour anniversaire arrive, ils ont
chacun une trentaine d'années, la solitude et les
désillusions ont remplacé les rêves
avec le sentiment insupportable d'avoir raté sa
vie...
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Tous
les enfants du quartier s'amusaient dans le très beau
parc d'une grande maison bourgeoise. Le père et la mère
du petit garçon surnommé DADA y travaillaient comme jardinier
et cuisinière. Les propriétaires, sans enfant,
aimaient voir les gosses jouer dans le parc et autorisaient
DADA à inviter tous ses camarades.
Tous les garçons
et filles passèrent leur enfance et le début de
leur adolescence dans ce parc. Ils y étaient insouciants,
gais, heureux et s'étaient promis de s'y retrouver à
une date fixe.
Ils se séparèrent
et la date anniversaire arriva. Ce jour-là, DADA attend
avec impatience tous ses amis. Il n'en vient que trois : PIERROT,
MARIE et GITAN.
Ils ont maintenant
une trentaine d'années et vont décider de passer
un certain temps ensemble. Pendant ces quelques jours, par bribes,
nous nous apercevons que Marie est une femme entretenue et cynique,
qui joue avec les hommes par plaisir et aussi par désespoir.
Gitan est alcoolique, un peu clochard, un peu voleur. Pierrot
écrit des textes qu'il ne fait pas publier et vit toujours
avec sa mère. DADA entretient le parc et la maison pour
un maigre salaire et ne supporte plus la solitude.
Ces quatre personnages
ont un rapport impossible avec la réalité. Ils
sont là pour retrouver l'espace et le temps où
ils espéraient en riant. Au fil des jours, leur état
passe de la joie de cette régression, à la conscience
de son impossibilité.
Tous se rendent compte
que leur vie est intenable à l'extérieur comme
à l'intérieur du parc...
DADA leur servira
une boisson empoisonnée. Il boira d'un trait le premier
verre. Ils s'endormiront, sans souffrir, comme s'ils n'avaient
jamais existé. En
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DIEU
VOMIT LES TIEDES
100' 1989 Coul. VF France
35mm Visa n°71298
Réalisation
: Robert GUEDIGUIAN,
Assistant réalisation : Eric VASSARD,
Scénario : Sophie KEPES, Robert GUEDIGUIAN,
Image : Bernard CAVALIE,
Son : Laurent LAFRAN, Philippe COMBES,
Montage : Bernard SASIA ,
Musique : Kurt WEILL/PERGOLESE,
Directeur de Production : Malek HAMZAOUI,
Production : Alain GUESNIER, Gilles SANDOZ
Interprétation:
Ariane ASCARIDE (Tirelire),
Pierre BANDERET (Quatre-oeil),
Jean-Pierre DARROUSSIN (Cochise),
Gérard MEYLAN (Frisé),
Jacques BOUDET (Fernand),
Farouk BERMOUGA (Karim),
Hélène SURGERE (La mère de Cochise),
Patrick BONNEL (Rachid),
Christine BRUCHER (La femme de Cochise),
Alain LENGLET (L'éditeur),
Jacques PIEILLER (Marcel)
"Le charme
de Dieu vomit les tièdes vient de ce regard tendre
sur des gens simples, des descendants de Pagnol... dans
quelques décennies, il figurera dans une anthologie
des films témoignages : Guédiguian a su
y capter un certain air du temps." Télérama
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Il était
une fois dans une ville ouvrière du sud de la France,
trois garçons et une fille qui s'étaient, à
l'âge des serments, promis de ne jamais oublier ce qu'ils
étaient : des "Fils de pauvres".
Cochise a quitté
ce monde et en est malheureux. Il écrit des livres à
succès dont il a honte. Il renonce à sa vie, sa
maison, sa femme et retourne chez sa mère. Mais oui !
Sa mère, ainsi
que Fernand, le patron du bar, représentent les valeurs
de générosité et de solidarité qui
se sont dissolues dans une confusion permettant toutes les dérives.
La ville de son enfance
est dans un étrange état. Elle prépare
avec fièvre la commémoration du bicentenaire et...
la mer ramène régulièrement des cadavres
sur le rivage.
C'est dans cette atmosphère
tendue et agressive, que Cochise, de manière volontariste,
essaie d'être heureux, de recréer le pacte de son
enfance avec ses amis.
Tirelire, qui aime
Cochise depuis toujours, ira jusqu'à lui faire l'enfant
dont il rêve.
Quatre-oeil lui trouvera
du travail. Sa mère l'héberge et Fernand le conseille.
Mais Frisé,
qui vit en marge de la ville, comme un grand prêtre que
les enfants viennent consulter mais que les adultes méprisent,
lui réouvrira les yeux, lui montrera dans quelle illusion
se sont placées les retrouvailles avec son passé
heureux.
Il le fera avec la
violence et la lucidité d'un fou.
Et puis...
En
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L'ARGENT
FAIT LE BONHEUR
Un
conte écrit par Robert
GUEDIGUIAN, Jean-Louis MILESI ,
Réalisation Robert GUEDIGUIAN,
Image Bernard CAVALIE,
Décor et costumes Michel VANDESTIEN,
Son Laurent LAFRAN,
Assistant réalisation Jacques REBOUD,
Montage Bernard SASIA,
Direction de production Malek HAMZAOUI,
Musiques: Fatima LAOURASSIA "Ain Elfara" - Johnny HALLYDAY"Entre
mes mains" - Gianna NANINI "I maschi" - G.VILLARD "La
valse brune" -ZAO "Ancien combattant" - ROSSINI "Le
barbier de Séville" ,
Production Jean-Pierre COTTET
Interprétation :
Ariane ASCARIDE (Simona VIALI),
Jean-Pierre DARROUSSIN (Le curé),
Pierre BANDERET (Mr Degros),
Danièle LEBRUN (La prostituée),
Roger SOUZA (Jackpot),
Gérard MEYLAN (Mr Munoz),
Frédérique BONNAL (Mme Degros)
avec la participation de Lorella CRAVOTTA (Mme Munoz),
Jacques BOUDET (Mr Goudre),
Charles PICQ (Le directeur de la banque),
Malek HAMZAOUI (Mr Amzoulah),
Michèle ADDALA (Mme Amzoulah),
Marylin NOBILI-GREGORIO (Isabelle),
Jérôme ESPOSITO (Pierre),
Abdel ALI SID (Mourad),
Boualem BERANE (Omar),
Maguy LAFAURE (Mme Morel),
Farid ZIANE (Nasser)
avec l'amitié de Marcel BLUWAL (Mr Viali)
et beaucoup d'enfants
Prix Michel
KÛHN aus rencontres européennes de Reims,
Festival de Montréal, Namur, Montpellier, 1993.
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France-1993-ans
une cité, perchée comme un nid d'aigle au dessus
de Marseille, vivent tragiquement des familles venues de tous
les horizons de la Méditerranée : Italiens, Espagnols,
Arabes, Arméniens et ... Français de souche. Comme
dans toutes les cités de toutes les banlieues de toutes
les grandes villes, les parents sont chômeurs et les enfants
se droguent, et volent leurs parents pour se droguer encore.
Contre cette inéluctable
descente aux Enfers, seul un curé se bat. Mais que peut-il
faire, à part distribuer des seringues, des préservatifs
et des sermons dans son église de tôle ondulée.
Quelle misère
!
Et comme si
cela ne suffisait pas, les enfants vont tracer une ligne infranchissable
qui va couper la cité en deux clans rivaux, séparant
les familles, les amis et les amoureux ...
Heureusement, toutes
les mères réunies en assemblée, vont inventer
une solution à laquelle le curé souscrira pleinement
: "Il faut apprendre à nos enfants à voler comme
il faut ... comme autrefois. Volons les nantis, les bourgeois,
les riches ! ... Montrons les bienfaits du partage. Soyons ce
que nous sommes ! Vilains et solidaires. En
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