POUR UNE POIGNEE D¹HERBE

( EINE HAND VOLL GRAS )
un film de ROLAND SUSO RICHTER
Scénario de UWE TIMM
avec Oliver Korittke (Hellkamp) Arman Inci (Kendal) Ercan Durmaz (Faruz) Lisa Martinek (Gaby), Yasmin Asadie (Franziska), BRIGITTE JANNER, DIETER PFAFF, MICHAEL GWISDEK...
Producteurs : Günter Rohrbach et Peter Herrmann Coproducteurs : Ulrich Limmer et Rainer Kölmel, Producteur exécutif ANDREAS BAREIß
Image : MARTIN LANGER, Montage : EVA SCHNARE
Mixage : MAX RAMMLER, Son : PHILIP ULIKOWSKI
Costumes : SILKE SOMMER, Décor : BETTINA SCHMIDT
Musique : HARALD KLOSER, THOMAS WANKER Casting : RITA SERRA-ROLL, MARIA SCHWARZ
une production de GÜNTER ROHRBACH / MTM CINETEVE GmbH / KINOWELT FILMPRODUKTION GmbH avec l¹aide de Filmförderung Hamburg, FilmFernsehFonds Bayern, Filmförderungsanstalt Berlin en collaboration avec BAVARIA FILM et WDR

Allemagne 2000, 114 Minutes Format : Cinémascope, Son : Dolby Digital

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En raison de la pauvreté qui sévit dans son village kurde, le père de Kendal, un jeune garçon de 10 ans, le confit à son oncle qui vit en Allemagne. Au moment des adieux, Kendal n¹a encore de l¹Allemagne que l¹image idyllique d¹une jolie horloge à coucou qui chante à chaque heure. Pourtant, le monde qu¹il découvre est tout autre. A l¹insu de ses parents, il est recruté comme dealer. C¹est une main d¹¦uvre commode car il est trop jeune pour être arrêté par la police. Entre le centre d¹hébergement et le monde de la drogue et des prostituées, Kendal trouve en Hellkamp, chauffeur de taxi, protection et amitié. Le jeune homme tente de l¹aider par tous les moyens. Cependant une ombre plane sur le passé de Hellkamp, ancien policier. Et Kendal devra choisir entre le monde des dealers, ses concitoyens, et Hellkamp, son ami et frère d¹adoption.

Synopsis

Dans leur petit village du Kurdistan, Kendal, 10 ans, et sa famille vivent pauvrement. La sécheresse décîme leur élevage de montons. La soeur de Kendal doit bientôt se marier et ils ont besoin d¹argent pour la cérémonie. Un oncle, qui vit en Allemagne, propose au père d¹enmener Kendal avec lui à Hambourg où «il vivra bien, trouvera du travail et pourra envoyer de l¹argent à sa famille». Son père accepte et Kendal devient alors la fierté du village. À son départ, Kendal reçoit une ³fleur de merveille², porte-bonheur de sa soeur, et la photo de son frère Ugur, tué par des soldats.
Kendal n¹a encore de l¹Allemagne qu¹une image d¹Epinal, celle d¹une horloge à coucou, horloge qu¹il avait l¹habitude de regarder s¹animer à chaque heure. C¹est d¹ailleurs le cadeau de mariage qu¹il a promis d¹offrir à sa soeur.
Mais dès son arrivée à Hambourg, Kendal va découvrir une toute autre réalité. Kendal accompagne son oncle à un ³rendez-vous d¹affaire² et doit l¹attendre dans le taxi . Mais l¹oncle Faruz ne reviendra pas. Le chauffeur de taxi, Hellkamp ne sait que faire du garçon qui ne parle pas un mot d¹allemand. Il le dépose devant un snack turc.
Plus tard, lorsque Hellkamp repasse dans le quartier, Kendal est toujours là, sous la pluie. Il fait monter l¹enfant et le confie aux Grossmann, ses voisins. Chez eux, Kendal fait la rencontre de Franziska. La langue ne semble pas être un problème entre eux deux. Le lendemain, Hellkamp accueille Kendal chez lui. C¹est un univers plein de surprises pour le jeune garçon. Le soir même, Faruz, accompagné d¹un acolyte, débarque chez Hellkamp pour prendre Kendal. Hellkamp, ancien flic, observe l¹attitude méfiante des deux hommes, par ailleurs plus pressés de récupérer la valise que l¹enfant lui-même.
Faruz appartient à un réseau de drogue qui met des enfants à son service. Ces enfants ne pouvant être poursuivis par la police constituent une main d¹oeuvre idéale. Kendal apprend vite et s¹adapte à toutes les situations. Mais entre deux deals, il reste un enfant comme les autres.
Il voit de temps en temps Hellkamp auprès de qui il trouve une chaleur fraternelle. Hellkamp, sa petite amie Gaby et Franziska forment autour de l¹enfant la famille qui manque à Kendal. Mais Kendal est surveillé par la police qui cherche à démanteler le réseau de son oncle et il se réfugie chez Hellkamp.
Par hasard, Kendal découvre que Hellkamp est un ancien policier et qu¹il a tué un kurde lors d¹une fusillade. Kendal prend peur et s¹enfuit. Il est alors arrêté par la police qui lui fait du chantage : les noms des responsables du réseau contre la vie de Hellkamp. Kendal livre les noms et les responsables sont interpelés.
Kendal est à présent en grand danger. Hellkamp retrouve Kendal et le cache à l¹extérieur de la ville. Mais l¹amitié qui lie Kendal et Franziska conduit les dealers à l¹enfant qui est retrouvé sur les bords du fleuve une main serrant une poignée d¹herbe.
Hellkamp part au Kurdistan pour le mariage de la soeur de Kendal. Il offre le coucou promis et assure à tous que Kendal est heureux dans sa nouvelle vie...

A propos du film :

L¹idée du scénario ?

Uwe Timm : L¹idée du film vient d¹un article paru dans ³Der Spiegel² sur la délinquance des enfants kurdes à Hambourg. J¹ai moi-même fait une longue recherche dans ce milieu avec l¹aide de policiers, instituteurs et travailleurs sociaux. Cette recherche est devenue l¹histoire de Kendal. J¹ai ajouté l¹histoire du chauffeur de taxi et ex-flic : Hellkamp. C¹est ainsi que «Pour une poignée d¹herbe» devient aussi une histoire d¹amitié. Elle est racontée à travers les yeux de l¹enfant. Il a été difficile de trouver l¹acteur principal. Richter l¹a trouvé parmi 500 garçons à Berlin. Arman parlait turc et allemand parfaitement et a vite appris le kurde. Mais le plus important est qu¹il s¹est très bien entendu avec Oliver (Hellkamp). Ils se sont comportés comme deux frères pendant les 7 mois de tournage.

Le titre du film ?

Uwe Timm : Il a pour origine un élément issu de notre recherche sur la délinquance des enfant kurdes à Hambourg. Un enfant avait été trouvé mort à côté du canal, atteint de plusieurs coups de couteau au ventre et une poignée d¹herbe à la main, celle qui lui avait permis de se hisser hors de l¹eau. Pour nous, c¹était une image dense et complexe pour une histoire qui allait loin.

Tourner au Kurdistan ?

Peter Herrmann : Le tournage au kurdistan a été une véritable aventure pour toute l¹équipe. Nous avons tourné dans la partie iranienne. Il a juste fallu changer quelques panneaux pour faire «turc» ! Nous avons tourné dans un petit village très pauvre situé à 2000 mètres d¹altitude où les gens vivent surtout de contrebande. (Le dollar américain semble soutenir la lutte des Kurdes contre l¹Irak). Nous avons été contrôlés par les services secrets iraniens (armée, religieux et réformistes). Notre film était le premier film non-iranien depuis 20 ans et nous avons pu le réaliser grâce au soutien du Ministry of Islamist Guidance (les réformistes !). Nous avons rencontré quelques problèmes avec les costumières qui n¹avaient pas le droit d¹habiller les hommes, il fallait respecter la séparation hommes/femmes et nos collaboratrices iraniennes d¹Allemagne devaient s¹habiller comme les autres femmes : corps et cheveux cachés.

L¹histoire d¹amitié entre Hellkamp et Kendal ?

Uwe Timm : Au début Hellkamp refuse de s¹attacher jusqu¹à ce qu¹il découvre qu¹il a besoin de cette amitié. Je pense que nous réagissons tous comme Hellkamp. La société nous demande d¹être social mais la microstructure est très associale. L¹²aide réciproque², telle qu¹elle est définie par Kropotkin, n¹est pas très développée dans une société de concurrence et de course au succès.

Un mélo ?

Roland Suso Richter : Nous ne voulions pas montrer en permanence la cruauté. Dans la vie nous tentons de tenir la cruauté à distance et de nous protéger avec des carapasses. Et il est intéressant de voir ce que le choc culturel produit sur Kendal car il vit aussi de belles choses, il est curieux, fier et veut apprendre.

Une histoire triste ?

Uwe Timm : Oui, mais traversée de quelques éclairs d¹espoir avec des gens comme Hellkamp ou les Grossmann, des gens discrets, presque anonymes, que personne ne connaît mais qui existent.

Un Polar ?

Roland Suso Richter : Le côté «polar» est un aspect du film qui j¹espère ne fera pas oublier l¹essentiel. Notre thème central est l¹amitié. Nos deux personnages principaux en ont besoin et ils vivent leur amitié en allant jusqu¹à se porter responsable l¹un de l¹autre. Je veux que le spectateur regarde dans le fossé avec Kendal et l¹adopte comme Hellkamp le fait.

Roland Suso Richter (ici avec Arman Inci (Kendal)

est un des plus talentueux et des plus actifs réalisateurs allemands. En 1983, il passe quatre mois à New-York en tant qu¹intervenant à l¹Actor¹s Studio. La même année, il réalise son premier film, Kolp, qui est sélectionné en 1985 au Prix Bavaria et remporte le Youth Video Award. Ce film a également été projeté à Cannes.

Roland Suso Richter
bio filmo

 

 

"La Palme d'Or des Enfants" :

POUR UNE POIGNEE D'HERBE de Roland Suso Richter (Allemagne)
en compétition à "Cannes Junior" 2001.

Également nominé pour le "prix de l'Education Nationale"
( dont le gagnant est l''US-animation film "Shrek") et pour le prix public du "Forum"
(il manquait 2 voix, prix attribué à "Pauline et Paulette" de Lieven Debauwer (Belgique)
par 34000 spectateurs).
Le distributeur français Klaus Gerke et son fils (K-films) remercient le jury et le public
"d'avoir aimé un film pour le respect des enfants et de l'enfance"

PS : prix du meilleur court métrage est attribué ex aequo aux films : "Bahador" de Abdollah Alimorad (Iran) et à "Premier Noël" de Kamel Cherif (France).


le GRAND PRIX CINEKID à Amsterdam le 28 nov, le DODO D'OR à l' Ile Maurice en dec
GRAND PRIX du Jury et du Public à CANNES JUNIOR à Madagascar

et interdit de projection par la Censure en Turquie en avril 02!!!

LA PRESSE A PARIS

" Roland Suso Richter évite la mièvrerie et Olivier Korittke et Arman Inci n¹y sont pas pour rien "
Le Canard enchaîné

" Une ¦uvre humaniste pleine de qualités "
L¹officiel des spectacles

" Il manque la fièvre d¹un Kusturica ou la rigueur d¹un Haneke à ce jeune cinéaste allemand, pour éveiller les consciences, sinon émouvoir "
Télérama

Ce premier long métrage de Richter rappelle le Tambour de Schlondroff "
Première

" Le réalisateur nous émeut, sans jamais tomber dans le sentimentalisme, on ressort de la projection le c¦ur à la fois triste et heureux "
Studio Magazine

" Un pot-pourri lissé à grand coups de raccourcis qui semble sortir tout droit du cahier des charges d¹une télévision nationale pour prime-time genre " Dossiers de lŒécran "
Ciné Live

" Un film interprété par un petit acteur à l¹extraordinaire présence...
Ce film parvient à peindre le déracinement, le sentiment paternel, la difficulté du choix, et ce que l¹on a vite fait d¹appeler la " naïveté " enfantine, laquelle serait une sorte de soif éperdue d¹absolu, s¹attachant à des détails apparemment sans intérêt, telle une poignée d¹herbe, devenue vitale "
Aden

" Un drame d¹une profonde humanité "
Le Figaro

Ce film attachant est un grand mélo doublé d'un polar : bons sentiments, pérépities dramatiques, rebondissements, fin tragique...
Roland Suso Richter, le réalisateur, est l'auteur de nombreux films traitant de sujets sociaux et politiques. Il s'emploie à donner une forme populaire et universelle à ses scénarios. On pourra donc, avec lycéens et collégiens, répertorier les procédés qui assurent l'efficacité de la dénonciation. On notera en revanche que l'expérience vécue par le jeune garçon est décrite dans des scènes nuancés et intimistes. Kendall supporte avec courage et sensibilité des difficulté de l'immigration en Europe. Ce sera l'occasion de préciser l'histoire des Kurdes et d'aborder la question du travail des enfants au présent et au passé.
H. cndp.fr


LA PRESSE A MONTREAL

UN POLAR INTIME, EMOUVANT ET BIEN JOUE
... le film n'est pas une copie de CENTRAL DO BRESIL,
mais une histoire d'amitié d'un adulte solitaire avec un enfant paumé
... c'est finement mis en scène et sombrement actuel
une fable totalement crédible sur l'absurdité(des relations) actuelle
VOIR, Juilette RUER

At times endearing and fun, this melodrama is often perplexing and rough for a family movie.
Nonetheless it was named best film by a jury of kids at Cannes Junior 2001
THE GAZETTE

LE LABYRINTHE DE HAMBOURG
Le contraste demeure particulièrement saisissant entre le dénuement et la convivialité de ce petit village kurde perdu dans les montagnes et l'anonymat de Hambourg...
Richter, habile cinéaste populaire, fait de ce jeune héros malgré lui et de cet adulte torturé de remords l'incarnation même d'un nouvel espoir pour cette nation tiraillée entre son passé et une transformation rapide du tissu social.
refusant une finale triomphante ou résolument pessimiste, le cinéaste semble croire encore aux beautés cachées du monde
Andre Lavoie, LE DEVOIR

L'amitié se développant entre le chauffeur de taxi et le jeune garçon permet de belles envolées, empreintes de retenue et de simplicité.
Le film se révèle particulièrement touchant, grâce à l'interprétation sans faille des deux acteurs fort attachants.
MARC ANDRE LUSSIER , LA PRESSE

 

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