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POUR UNE POIGNEE D¹HERBE ( EINE HAND VOLL
GRAS ) Allemagne 2000, 114 Minutes Format : Cinémascope, Son : Dolby Digital
En raison de la pauvreté qui sévit dans son village kurde, le père de Kendal, un jeune garçon de 10 ans, le confit à son oncle qui vit en Allemagne. Au moment des adieux, Kendal n¹a encore de l¹Allemagne que l¹image idyllique d¹une jolie horloge à coucou qui chante à chaque heure. Pourtant, le monde qu¹il découvre est tout autre. A l¹insu de ses parents, il est recruté comme dealer. C¹est une main d¹¦uvre commode car il est trop jeune pour être arrêté par la police. Entre le centre d¹hébergement et le monde de la drogue et des prostituées, Kendal trouve en Hellkamp, chauffeur de taxi, protection et amitié. Le jeune homme tente de l¹aider par tous les moyens. Cependant une ombre plane sur le passé de Hellkamp, ancien policier. Et Kendal devra choisir entre le monde des dealers, ses concitoyens, et Hellkamp, son ami et frère d¹adoption.
Synopsis Dans
leur petit village du Kurdistan, Kendal, 10 ans, et sa famille
vivent pauvrement. La sécheresse décîme leur élevage de montons.
La soeur de Kendal doit bientôt se marier et ils ont besoin
d¹argent pour la cérémonie. Un oncle, qui vit en Allemagne,
propose au père d¹enmener Kendal avec lui à Hambourg où «il
vivra bien, trouvera du travail et pourra envoyer de l¹argent
à sa famille». Son père accepte et Kendal devient alors la fierté
du village. À son départ, Kendal reçoit une ³fleur de merveille²,
porte-bonheur de sa soeur, et la photo de son frère Ugur, tué
par des soldats.
A propos du film : L¹idée du scénario ? Uwe Timm : L¹idée du film vient d¹un article paru dans ³Der Spiegel² sur la délinquance des enfants kurdes à Hambourg. J¹ai moi-même fait une longue recherche dans ce milieu avec l¹aide de policiers, instituteurs et travailleurs sociaux. Cette recherche est devenue l¹histoire de Kendal. J¹ai ajouté l¹histoire du chauffeur de taxi et ex-flic : Hellkamp. C¹est ainsi que «Pour une poignée d¹herbe» devient aussi une histoire d¹amitié. Elle est racontée à travers les yeux de l¹enfant. Il a été difficile de trouver l¹acteur principal. Richter l¹a trouvé parmi 500 garçons à Berlin. Arman parlait turc et allemand parfaitement et a vite appris le kurde. Mais le plus important est qu¹il s¹est très bien entendu avec Oliver (Hellkamp). Ils se sont comportés comme deux frères pendant les 7 mois de tournage. Le titre du film ? Uwe Timm : Il a pour origine un élément issu de notre recherche sur la délinquance des enfant kurdes à Hambourg. Un enfant avait été trouvé mort à côté du canal, atteint de plusieurs coups de couteau au ventre et une poignée d¹herbe à la main, celle qui lui avait permis de se hisser hors de l¹eau. Pour nous, c¹était une image dense et complexe pour une histoire qui allait loin. Tourner au Kurdistan ? Peter Herrmann : Le tournage au kurdistan a été une véritable aventure pour toute l¹équipe. Nous avons tourné dans la partie iranienne. Il a juste fallu changer quelques panneaux pour faire «turc» ! Nous avons tourné dans un petit village très pauvre situé à 2000 mètres d¹altitude où les gens vivent surtout de contrebande. (Le dollar américain semble soutenir la lutte des Kurdes contre l¹Irak). Nous avons été contrôlés par les services secrets iraniens (armée, religieux et réformistes). Notre film était le premier film non-iranien depuis 20 ans et nous avons pu le réaliser grâce au soutien du Ministry of Islamist Guidance (les réformistes !). Nous avons rencontré quelques problèmes avec les costumières qui n¹avaient pas le droit d¹habiller les hommes, il fallait respecter la séparation hommes/femmes et nos collaboratrices iraniennes d¹Allemagne devaient s¹habiller comme les autres femmes : corps et cheveux cachés. L¹histoire d¹amitié entre Hellkamp et Kendal ? Uwe Timm : Au début Hellkamp refuse de s¹attacher jusqu¹à ce qu¹il découvre qu¹il a besoin de cette amitié. Je pense que nous réagissons tous comme Hellkamp. La société nous demande d¹être social mais la microstructure est très associale. L¹²aide réciproque², telle qu¹elle est définie par Kropotkin, n¹est pas très développée dans une société de concurrence et de course au succès. Un mélo ? Roland Suso Richter : Nous ne voulions pas montrer en permanence la cruauté. Dans la vie nous tentons de tenir la cruauté à distance et de nous protéger avec des carapasses. Et il est intéressant de voir ce que le choc culturel produit sur Kendal car il vit aussi de belles choses, il est curieux, fier et veut apprendre. Une histoire triste ? Uwe Timm : Oui, mais traversée de quelques éclairs d¹espoir avec des gens comme Hellkamp ou les Grossmann, des gens discrets, presque anonymes, que personne ne connaît mais qui existent. Un Polar ? Roland Suso Richter : Le côté «polar» est un aspect du film qui j¹espère ne fera pas oublier l¹essentiel. Notre thème central est l¹amitié. Nos deux personnages principaux en ont besoin et ils vivent leur amitié en allant jusqu¹à se porter responsable l¹un de l¹autre. Je veux que le spectateur regarde dans le fossé avec Kendal et l¹adopte comme Hellkamp le fait.
Roland Suso Richter (ici avec Arman Inci (Kendal) est un des plus talentueux et des plus actifs réalisateurs allemands. En 1983, il passe quatre mois à New-York en tant qu¹intervenant à l¹Actor¹s Studio. La même année, il réalise son premier film, Kolp, qui est sélectionné en 1985 au Prix Bavaria et remporte le Youth Video Award. Ce film a également été projeté à Cannes. Roland
Suso Richter
"La Palme d'Or des Enfants" : POUR
UNE POIGNEE D'HERBE
de Roland Suso Richter (Allemagne)
PS : prix du meilleur court métrage est attribué ex aequo aux films : "Bahador" de Abdollah Alimorad (Iran) et à "Premier Noël" de Kamel Cherif (France). LA PRESSE A PARIS " Roland Suso Richter
évite la mièvrerie et Olivier Korittke et Arman Inci n¹y sont
pas pour rien " " Une ¦uvre humaniste
pleine de qualités " Ce premier long métrage
de Richter rappelle le Tambour de Schlondroff " " Le réalisateur
nous émeut, sans jamais tomber dans le sentimentalisme, on ressort
de la projection le c¦ur à la fois triste et heureux " " Un pot-pourri
lissé à grand coups de raccourcis qui semble sortir tout droit
du cahier des charges d¹une télévision nationale pour prime-time
genre " Dossiers de lŒécran " " Un film interprété
par un petit acteur à l¹extraordinaire présence... " Un drame d¹une
profonde humanité " Ce film attachant
est un grand mélo doublé d'un polar : bons sentiments,
pérépities dramatiques, rebondissements, fin tragique...
LA PRESSE A MONTREAL UN POLAR INTIME,
EMOUVANT ET BIEN JOUE At times endearing
and fun, this melodrama is often perplexing and rough for a
family movie. LE LABYRINTHE
DE HAMBOURG L'amitié se
développant entre le chauffeur de taxi et le jeune garçon
permet de belles envolées, empreintes de retenue et de
simplicité.
et votre opinion à vous?
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