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Extrait
d'une conversation avec Attila JANISCH
"Une image formait la base du film : un homme mort couché quelque part dans la nature où jamais personne ne va le retrouver . L'aspect de l'homme fait penser à une fin tragique, brutale. La caméra s'en éloigne et le corps disparaît dans le paysage. Nous avons procédé; à une investigation depuis cette image et l'avons développée pendant l'écriture. Nous avons tenté de comprendre de quelle histoire ceci aurait pu être le dernier moment." - L'ombre sur la neige, comme tes films-examens à l'Ecole Supérieure, est une histoire mystérieuse, étouffante, contenant des éléments de films à suspense. - Ces films sont les développements de mes angoisses et impressions d'enfance. La peur, car dans la plupart des cas elle a une raison concrète, est transparente. L'angoisse est plus complexe, mystérieuse, indéterminée en espace et en temps. Au fond de l'angoisse il y a probablement des choses auxquelles nous n'avons jamais prêté attention. Ce sont justement ces fils invisibles, dont nous ne sommes pas conscients et qui pourtant enfilent notre vie et déterminent notre destin, qui m'excitent. "Dans ce film, un homme est entraîné de la sécurité apparente vers la péripherie où il affronte des tentations. Tu ne penses jamais au crime et tout d'un coup tu te trouves devant lui et il te touche."
La Presse
"Méditation
poétique, sombre et visuellement superbe sur le thème
du péché." "Derrière
ce récit âpre et dur, il faut retenir le travail
rigoureux de Janisch : photo noir et blanc superbe et direction
d'acteurs sans bavures." "Tant
au niveau de la forme que du contenu, le film est extraordinaire."
"Une
mystérieuse chasse à l'homme, une composition
impressionnante en noir et blanc et scope, la démonstration
d'un talent visionnaire." "Une
bonne raison d'espérer le meilleur de la part des nouveaux
cinéastes indépendants de l'Europe de l'Est..." |