MARI
TÖRÖCSIK
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Née en
1938, elle débuta comme actrice à l'âge
de 19 ans, et depuis elle est présente dans la cinématographie
et le théâtre hongrois. Elle joua le rôle
principal dans presque cent long-métrages et films
de télévision.
Depuis des décennies, l'actrice interprète
les premiers rôles dans les théâtres,
non seulement en Hongrie, mais également à
l'étranger. Elle incarna de célèbres
personnages dans les pièces mises en scène
par Liubimov et Vassiliev.
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Tous
les prix artistiques de l'Etat hongrois lui ont été
décernés, ainsi que le prix de la meilleure interprétation
féminine, à plusieurs reprises, comme à
Karlovy Vary et à Taormina. La Palme d'Or lui a été
attribuée à Cannes.
A Chicago, elle a été primée de l'"Hugo
d'Argent", en Italie, à Karlovy Vary et à Cannes
elle reçut des prix honorifiant l'ensemble de son oeuvre.
SES
FILMS IMPORTANTS :
UN PETIT CAROUSSEL DE FETE (par
Zoltán Fábri)
ANNA (par Zoltán Fábri)
FLEUR DE FER (par János
Herskó)
AMOUR (par Károly Makk)
OU ETES-VOUS, MME DERY ? (par Gyula
Maár)
PAYSAGE MORT (par István
Gaál)
POUR ELECTRE (par Miklós
Jancsó)
TERGIVERSATIONS (par Gyula Maár)
DANIEL PREND LE TRAIN (par Pál
Sándor)
COQUELUCHE (par Péter Gárdos)
LA TOURNEE (par Géza Bereményi)
LONG CREPUSCULE
(par Attila Janisch)
Töröcsik,
toujours une actrice importante, forme son rôle excellent
de ce caractère qui réagit surtout aux stimuli
qui ne sont pas expliqués ; à part des remarques
comme "j'ai déjà vu tout ça", elle
reste impalpable.
Derek Elley - Variety
Inspiré d'un livre de la romancière américaine
Shirley Jackson, ce second long métrage du réalisateur
hongrois Attila Janisch décrit le périple insolite
d'une vieille dame aux attitudes non moins énigmatiques.
En route pour rendre visite à une amie, elle prend une
décision hâtive qui modifie son itinéraire
et la plonge dans une nuit sans fin. Au lieu de prendre une
tournure raisonnable, les événements semblent
se répéter de manière inquiétante,
comme si le temps se repliait sur lui-même. Professeur
d'université fier de son titre, la voyageuse se sent
aspirée vers un monde en deçà et au-delà
du réel. La voici empêtrée dans un ailleurs
sans nom, chargé des traces du passé.
Les observateurs, unanimes dans l'éloge, situent "The
long twilight" quelque part entre les "Contes d'Hoffman",
I'univers paranormal de la série "La quatrième
dimension" et la poésie surréaliste d'André
Delvaux. En contrepoint des atmosphères insaisissables,
une narration rigoureuse impose d'autant mieux le malaise. Minutieusement
élaborés, les décors, la musique (dont
des pièces à la viole de gambe de Marin Marais
et Jordi Savall), les cadrages ou encore le montage concourent
à rendre les évidences trompeuses et les certitudes
obsolètes. Manoirs isolés et lugubres, routes
désertes sous la pluie battante, rencontres étranges,
autocar brinquebalant évoquant les carrioles d'un autre
âge... on reconnaît là les tendances du fantastique
de l'Europe orientale, plus proche de Beckett et lonesco que
de Stephen King. Mais sans effets de Grand Guignol, "The long
twilight" génère en fin de compte une angoisse
cauchemardesque tout aussi oppressante.
Dans le rôle de la vieille voyageuse piégée
dans l'impossible : Mari Törocsik, talentueux pilier du
théâtre et du cinéma hongrois. On a notamment
pu l'apprécier dans "Pour Electre'' de Miklos Jancso,
"Daniel prend le train" de Pal Sandor et dans le premier long
métrage d'Attila Janisch : "L'ombre sur la neige".
Né en 1957 à Kecskemèt, Attila Janisch
est diplômé de l'Ecole Supérieure de théâtre
et de cinéma de Budapest. Avant "L'ombre sur la neige",
il a réalisé un documentaire "A I'ombre", deux
courts métrages "Robert et Robert" et "Zizi" et un téléfilm
pour la ZDF : "En retenant son souffle".
FESTIVAL FANTASTIQUE
DE BRUXELLES
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