critiques

Un film ovni, hors normes, à la mesure du délire de son réalisateur.
Une errance solitaire sur un chameau en plein désert africain, de la Mauritanie à la mer Rouge, un voyage aussi physique que métaphysique, terrien et mystique, du cinéaste, qui suite à la mort traumatisante de son grand-père a décidéde défier la mort,
de la provoquer en personne en s¹infligeant une série de souffrances dont il sortira vainqueur après avoir failli plusieurs fois périr d¹épuisement. Cole filme admirablement ce voyage intérieur écrasé par les rayons du soleil brûlant, enlisédans le sable épais : un pari insenséque seul le désir de cinéma semble pouvoir justifier. Une expérience des limites, où les préoccupations artistiques et humaines se confondent dans un jeu radical et mystérieux, dont l¹obscuritétouche au néant.

Jean-Marie Durand, Les Inrockuptibles

Un vrai western métaphysique,
une épopée mystique
Vincent Ostria, Les Inrockuptibles

Un film étrange pour une aventure hors du commun,
un film au minimalisme poignant
TERRE SAUVAGE

Une étonnante provocation en duel avec la mort
Le Monde

Extraordinaire !Ce film est aussi beau que l'aventure qu'il raconte est extrême. Seul au monde dans l'immensitédu désert de sable, Frank Cole repousse les limites de la souffrance, côtoie la mort à chaque instant, le tout avec une grâce digne des plus grands artistes

Guillaume Blandin, Télék7

Une quête obsédante... les images de Frank Cole en portent la marque magique et incandescente
Positif

Bien plus qu¹un simple documentaire sur un formidable exploit sportif, Life Without Death est le récit d¹une extraordinaire et effrayante expérience des limites. Cole montre le lente désagrégation de son corps et les stigmates de son calvaire, enregistre les images d¹objets et de bêtes croisés dans l¹immensité sableuse : rochers, terre deséchée, carcasses d¹animeaux, squelettes de chameaux, insectes dévorés par les fourmis, serpents, scorpions, vagues silhouettes humaines dans le lointain, les images décrivent alors un univers fantasmagorique, d¹une létale et obtuse beauté.
Le Monde

Une plongée au fond de l¹être humain et de ses derniers retranchements

Nouvel Obs

Minimaliste en tout point, sorte de journal de bord expurgé, ce film est autant un défi personnel qu¹une profonde réflexion sur la finalité de nos existences.

Zurban

Une expérience extrême
Première

Attention chef-d¹oeuvre, un film d¹une beauté et d¹une concision absolues

L¹Humanité

Extrême

Studio Magazine

Un des talents les plus singuliers du cinéma canadien

Télérama

Un périple dans le désert pour conjurer la peur
Libération

Obsédant, fascinant ... unique
Geoff Pevere, The Toronto Star

Une oeuvre bouleversante et déconcertante
Dimitri Katadotis, Hour Magazine

 

Doublement passionnant, en allant aux confins de la survie,
Cole réalise une oeuvre d¹art,
son film est aussi original que l¹aventure humaine est extrême

Juliette Ruer, Voir

 

Life Without Death
Une co-production Frank Cole Films/Necessary Illusions
un film de Frank Cole
Producteurs Francis Miquet, Frank Cole,
Images Frank Cole (Sahara), Francis Miquet (Canada)
Musique du film Richard Horowitz, Voix Sussan Deyhim,
Monteurs Frank Cole, Francis Miquet
Caméra supplémentaire Jean-Yves Dion, Ralph Kiers, Caméra optique François Aubry, Caméra d¹animation Farzin Farzaneh , Bruitage Chris Piggins, Ingénieur du son Morris Apelbaum, Mixage du son Lance Neveu , Produit avec l¹aide du Conseil des Arts de l¹Ontario, Conseil des Arts du Canada, Office national du film du Canada, Fond canadien du film et de la vidéo indépendants, Municipalitérégionale d¹Ottawa-Carleton

Une coproduction Frank Cole Films/Necessary Illusions 2000,
16mm, couleur et noir et blanc, 83 minutes

Life Without Death

est le récit extrêmement personnel de la traversée du Sahara
entreprise à dos de chameau par le cinéaste Frank Cole.
Dans ce périple qui le mène de l¹océan Alantique jusqu¹à la mer Rouge,
il éprouvera sa condition de simple mortel en surmontant la soif,
la solitude, la douleur et la peur de se perdre.
Les images saisissantes de son odyssée à travers le désert
se fondent avec la composition musicale évocative de Richard Horrowitz
et nous entraînent dans une méditation poétique hallucinante
sur la vie et sur la mort.

 

SABLE ET CENDRES

Le Sahara est le désert le plus grand, le plus chaud et le plus aride du monde. Vaste et austère étendue de sable, de gravier et de pierre, le Sahara occupe le quart du continent africain. Il est composéd¹une mosaïque de paysages surprenants : océans de dunes ondulantes, plateaux infinis de minéraux compacts et de lacs asséchés.
Le Sahara est longtemps restéune terre totalement inexplorée, un vide mystérieux sur les cartes de l¹Afrique. Aujourd¹hui, le Sahara suscite toujours terreur et fascination. Se confronter à l¹immensitéinhospitalière du désert est un défi permanent, une lutte perpétuelle contre une chaleur accablante, une soif insatiable et l¹épuisement physique qui peut aussi constituer une expérience dévastatrice à laquelle peu de gens se sont soumis.
La fascination de Frank Cole pour le désert du Sahara est née de la lecture de The Fearful Void, puissant récit personnel de Geoffrey Moorehouse. En 1973, Moorehouse entreprenait seul une traversée du Sahara. Ce voyage s¹avèrera une succession de moments de maladie, de crainte et de désespoir. Le caractère aliénant du Sahara le poussera au bord de la folie. Et Moorehouse abandonnera son voyage après avoir couvert à peine la moitiédu trajet. Cole s¹est très fortement identifiéà la tentative courageuse de cet homme.
En 1981, Cole voyage à travers l¹Algérie. Le Sahara, sa beautéterrifiante, l¹horizon infini, le silence de mort trouvèrent un puissant écho en lui. L¹obsession de la mort chez Frank Cole est liée à son attachement profond à la vie. Selon Cole, nous existons dans un paradoxe, tiraillés entre la crainte de mourir et l¹acceptation tacite de notre propre mort. Dans sa perspective, le sentiment de fatalisme qui l¹accompagne nous empêche de vivre pleinement. Cole est un défenseur de " la prolongation de la vie ". Il considère que la science découvrira finalement un traitement qui ralentira le processus de vieillissement jusqu¹à empêcher la mort naturelle. Il est un disciple du régime de Walford qui prétend augmenter l'espérance de vie en réduisant de façon substantielle notre consommation alimentaire. Membre du Cryonics Institute, il a pris ses dispositions pour que, à sa mort, son corps soit cryogénéïsé. La négation symbolique de la mort est un thème récurrent dans ses films.
Son premier film, A Documentary, est un portrait intime de la relation existant entre ses grands-parents alors que sa grand-mère combat vainement la maladie d¹Alzheimer.
En 1984, Cole est retournédans le Sahara pour tourner son premier long métrage, A Life. Alternant des images d¹une pièce vide et des images du Sahara, A Life raconte l¹histoire fictive d¹un homme (interprétépar Cole) qui parvient à un accomplissement de lui-même en se confrontant à une série de situations périlleuses dans le désert. Plus tard, Cole a filméson grand-père dans les derniers moments de sa vie. Cole a étéprofondément affectépar sa mort qui a jouéun rôle de déclencheur quant à sa décision de traverser le Sahara.

DE L¹OCÉAN ATLANTIQUE À LA MER ROUGE

Cole a commencéà planifier son voyage plusieurs années avant son départ. Il s¹y est préparé à travers des exercices physiques quotidiens, l¹étude de l¹arabe, du secourisme et de l¹orientation. Les images du désert ont ététournées par Cole, seul. Sa caméra Bolex était équipée d¹une minuterie qui lui permettait de préparer les prises de vue afin de s¹y inclure. Tourner seul un film dans le Sahara exigeait une attention continue et ajoutait une difficultésupplémentaire à la traversée effectuée par Cole. Le stock de pellicules et le matériel cinématographique devaientt être manipulés avec soin et protégés de la chaleur et du sable. Du fait que ses tournages étaient illégaux dans la plupart des pays qu¹il traversait, Cole courait presqu¹en permanence le risque d¹être arrêté.
Il commence son voyage en partant de Nouakchott, en Mauritanie, le 29 novembre 1989. Son itinéraire vers la mer Rouge suit les pourtours sud du Sahara en traversant la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Tchad et le Soudan. Plusieurs des pays traversés par Cole sont alors en proie à une guerre civile ou tribale. Sa décision de voyager seul rend cette traversée encore plus difficile et dangereuse. Étranger dans un territoire qui lui est inconnu, il est encore plus vulnérable aux attaques des bandits. Cole doit s¹orienter par lui-même, s¹occuper des chameaux et trouver nourriture et eau. Il se nourrit de dattes, de riz, de sardines et de tout ce qu¹il peut acheter auprès des habitants des oasis. Il transporte avec lui soixante litres d¹eau, soit assez pour trois jours de voyage. Son itinéraire est dictépar l¹emplacement de quelques puits disséminés dans le désert. Il engage parfois des guides pour traverser les régions les plus difficiles mais il effectue quatre-vingt pour cent du parcours seul. Pendant son voyage, Cole est contraint d¹échanger ses chameaux épuisés ou blesssés contre des montures reposées. Il parcourt 7100 km et atteint les rives de la mer Rouge onze mois après son départ, le 3 novembre 1990.

LES RÉALISATEURS

Frank Cole

est néen 1954. Fils d¹un diplomate, il a grandi au Canada, au Pakistan, en Tchécoslovaquie, en Afrique du Sud et en Suisse. Il est diplômédu programme de cinéma du Collège Algonquin d¹Ottawa. Les films de Frank Cole ont étéprésentés au Metropolitan Museum of Art de New York, à l¹Ontario Gallery of Art de Toronto et à l¹Institut Canadien du Film d ¹Ottawa. A DOCUMENTARY (1979 ­ Venice Input, Grierson Seminar, Images Festival), tournéclandestinement dans le foyer où était sa grand-mère; ce film a étél¹objet d¹une controverse en raison de la franchise sans détours avec laquelle il représente la mort. THE MOUNTENAYS (1982) est un regard sincère et plein d¹humour sur une famille ontarienne rurale, excentrique et très soudée. A LIFE (1988), son premier long métrage a étéacclamépar une critique unanime tant pour sa forme audacieuse que pour son message d¹une grande portée. Jay Scott du Globe and Mail a saluéle film comme "un joyau du cinéma minimaliste". Cinéma Canada a annoncéque : "A LIFE semble devoir occuper une place spéciale dans l¹histoire du cinéma canadien". Geoff Pevere dans Les cinémas du Canada l¹a présentécomme "l¹un des films les plus fascinants de la décennie". Après avoir terminé LIFE WITHOUT DEATH, Frank Cole est retournédans le Sahara pour entreprendre selon un itinéraire moins balisé, une autre traversée du désert. Il a étéattaquéet tuépar des bandits en octobre 2000, dans le nord du Mali.

Francis Miquet,

producteur, monteur et co-réalisateur de LIFE WITHOUT DEATH, est l¹associéde Peter Wintonick à Necessary Illusions, leur compagnie de production de films. Il était producteur associé, cinéaste et monteur de son à l¹occasion de leur succès international Manufacturing Consent : Noam Chomsky et les médias (coproduit et coréalisépar Mark Achbar). Par la suite, Miquet a produit et réaliséun certain nombre de documentaires de Necessary Illusions dont récemment CINÉMA VÉRITÉ, de Peter Wintonick, favori du festival de l¹Office National du Film.

LA MUSIQUE

Richard Horowitz,

la musique de LIFE WITHOUT DEATH est l¹¦uvre de l'influent compositeur "New Music". Horowitz est spécialiste de la musique d¹Afrique du Nord, pratiquant divers instruments locaux. Recommandépar le romancier Paul Bowles auprès de Bernardo Bertolucci, Horowitz a composéla musique nord-africaine du film Un Théau Sahara. Il a reçu par la suite un prix Golden Globe et le prix de l¹association des critiques de cinéma de Los Angeles pour ces compositions. Il a récemment composéla trame musicale de Trois Saisons, le grand succès de Toni Bui à Sundance ainsi que celle du dernier film d'Oliver Stone, L¹Enfer du Dimanche.

 

festivals

"Prix international de la critique" Festival international du film documentaire de Thessalonique
" Golden Gate Awards" Festival international du film de San Francisco
³Mention du jury² Compétition officielle Doc Aviv (Tel Aviv)
³Prix Television suisse romande² Compétition Visions du Réel, Nyon (Suisse)

Compétition international Mumbai (Bombay) International Film Festival
Karlovy Vary
Viennale Vienne, Autriche
Compétition cinématographique Festival international du documentaire d¹Amsterdam
Festival international du film d¹Édimbourg
Festival du film de Mill Valley
Festival international nouveau cinéma nouveaux médias Montréal
Festival international du film de Vancouver
Festival du film de Santa Barbara
Taos Talking Pictures Yokohama
Festival international du film de Mannheim
Hot Docs, Toronto

 

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