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MANUELA SAENZ, La Libératrice du Libérateur PEDRO M. MEZQUITA MARIANA
MACHADO DE MEZQUITA PRODUCCIONES GUAKAMAYA CENTRO NACIONAL AUTÓNOMO
DE CINEMATOGRAFÍA
En 1856 au Pérou, un baleinier accoste à Paita, un port de pêche rongé par l¹oubli et la misère. À son bord, un jeune matelot, Herman Melville, espère écrire un jour l´histoire d¹une baleine du nom de Moby Dick. Il cherche à rencontrer la femme qui, trente ans auparavant, scandalisa tout le continent et dont l¹existence même fut effacée des livres d¹Histoire : il s¹agit de Manuela Sáenz, la célèbre maîtresse de Simón Bolívar. Détestée ou admirée, persécutée puis exilée, la combattante, l¹amante passionnée qui défia les moeurs de la société, est à présent paralysée, retranchée dans son passé, seule, vivant du souvenir de Simón Bolívar mais refusant d¹en parler. Herman Melville insiste, il veut connaître son histoire qui se reconstitue pour nous, par bribes, et nous entraîne dans une autre histoire : la révolution et l¹écroulement du grand rêve latino-américain.
L¹histoire
de ³ Manuelita ² Manuela Sáenz fit la connaissance de Bolívar à Quito. Elle était alors âgée de trente deux ans et mariée à un médecin anglais, Mr Thorne. Elle fut pendant plusieurs années la maîtresse de Bolívar qui l¹a appelée ³La Libératrice du Libérateur². Garibaldi l¹a rencontrée après la mort de Bolívar : ³Je l¹ai quittée très ému ; nous nous sommes séparés les larmes aux yeux, pressentant que cet adieu était le dernier sur cette terre. Doña Manuela Sáenz était la dame la plus charmante et la plus noble que j¹eusse vue². Elle est morte en 1858. SIMON BOLIVAR Il fut l¹un des plus grands généraux d¹Amérique du Sud. Ses victoires sur les Espagnoles ont conduit à l¹indépendance de la Bolivie, du Panama, la Colombie, l¹Équateur, le Pérou et le Vénézuela. On l¹appelle El Liberator (Le Libérateur) et le ³George Washington d¹Amérique du Sud². Pas une ville d¹Amérique du Sud qui n¹ait une place, une avenue, une grand¹rue à son nom. Peu d¹hommes d¹État dont la gloire ait brillé aussi haut, rayonné sur de telles étendues, engendré pareille mythologie. Peu d¹hommes illustres, pourtant, qui soient aussi mal connus chez nous que Simón Bolívar, libérateur d¹un continent. ³Mon amour,
Manuela
Saenz fut une femme élégante et audacieuse qui lisait les classiques
grecs et latins. Elle fut aussi Colonel dans l¹armée d¹indépendance
et certains la virent comme une pionnière dans la lutte pour
les droits de la femme. Elle est décédée en disgrâce en 1856...
Aujourd¹hui de nombreux latino-américains estiment qu¹elle est
une des plus grandes héroïnes du continent. C´est
bien l¹histoire de Manuela que Risquez a voulu raconter. Une
histoire liée à celle de l´indépendance de l´Amérique latine...
Elle participe à ses batailles, gagne le rang de Colonel, elle
influence les décisions de Bolívar, sera espionne pour lui et
impose pour la première fois la présence d´une femme dans les
conseils politiques. Manuela Saenz est la première féministe
de l´histoire de l´Amérique latine, soutient Risquez, l´un des
rares cinéastes vénézuéliens connus à l´étranger.
³Manuela Sáenz² raconte les amours passionnées de celle qui
fut considérée comme la première féministe américaine et le
plus grand des révolutionnaires du contiment sud-américain.
Le film de Risquez évoque avec justesse les souvenirs de celle
que Bolívar lui-même appelait ³la Libératrice du Libérateur².
Diego
Risquez FILMOGRAPHIE
SORTIE NATIONALE
26 SEPTEMBRE 2001 LA PRESSE: "
Un vrai point de vue sur la manière de filmer une légende " "Une
belle évocation de l¹Amérique latine " "Un
film qui démolit la politesse du film costumé "Une
tentative de mythification ni très justifiée ni très convaincante
" et votre opinion à vous?
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