ERIK CLAUSEN


Né au Danemark en 1942, Erik Clausen grandit dans un milieu culturellement et économiquement très pauvre, avec sa mère et son frère aîné. Il quitte l’école après sept années seulement et doit travailler pour soutenir sa famille.
Il commence une bonne carrière de cycliste et c’est la peinture qui lui ouvre les yeux vers un nouveau monde, celui de l’art. Il arrive à exposer, mais découvre aussitôt les limites de cette expression face au monde mercantile et bourgeois. Ses peintures deviennent de plus en plus politiques pour toucher un public plus large, il les emmènent dans la rue avec des performances théâtrales.

Comme tout le monde, il aime la musique, alors pourquoi pas faire sa propre musique ! Ses disques avec des chansons politiques deviennent très populaires au Danemark.

Un autre temps, il est animateur pour des handicapés mentaux en faisant du théâtre et du cirque avec de grandes satisfactions mutuelles.
Il intervient dans les débats sociaux : ses idées anarchistes et son humour le rendent très populaire. Cet amuseur anticonformiste est apprécié pour son franc-parler et ses provocations « mal placées » mais toujours généreuses.

A 40 ans, il réalise Casablanca Circus, son premier long métrage racontant son parcours de saltimbanque. Par la suite, un grand nombre de ses oeuvres témoigneront de son attachement à ses racines : le milieu populaire. Ses films sont des histoires « vécues », de la rue, des histoires anti-autoritaires sur le peuple ignoré et sans parole qui dans ses films ont le rôle principal. Et ces films ont un large public populaire au Danemark et en Scandinavie et reçoivent des prix, le plus souvent du public, dans des festivals internationaux.

Bien sûr que l’activiste Clausen se donne toujours les meilleurs rôles dans ses films, des « loosers » qui parlent et bougent comme Monsieur Toutlemonde (presque synonyme de « Erik Clausen » son vrai nom mais aussi celui de la plupart des hommes danois).Entre deux films, il monte avec des copains des shows rock avec des représentations live à travers toute la Scandinavie et jusqu’au Groenland, quelquefois dans des bleds impossibles, mais ils sont si populaires que l’une des tournées remplissait une tente de 2000 places chaque soir. Ils n’apportaient pas seulement beaucoup d’argent, mais aussi l’idée d’une fondation pour aider des actions politiques ou sociales.

Dans les années 80, des jeunes occupaient des maisons vides et il y avait beaucoup de confrontations violentes avec la police. Arrive une trêve quand Clausen et ses amis de la fondation proposent d’acheter la maison pour l’offrir aux occupants. Au final, les politiques avides de finir avec le problème étaient mis à nu parce que ce n’était qu’un bluff !!!

Plus tard, il y avait une grève de chauffeurs de bus en banlieue. Clausen a proposé de racheter la compagnie et de l’offrir aux chauffeurs prêts à l’autogestion. La compagnie refusait la vente, l’affaire est devenue un scandale gouvernemental qui interdisait la vente de peur que cela pourrait donner un exemple et une perspective dans des luttes ouvrières. Etre un socialiste et/ou ouvrier ne doit pas forcément dire que l’on est pauvre.Les films de Clausen sont loin des pamphlets politiques, ils sont sur des individus qui apprennent à être responsables d’eux-mêmes, qui cherchent la liberté et commencent avec eux-mêmes.

Clausen a produit la plupart de ses films lui-même et les a réalisés avec ses potes qui sont presque tous autodidactes mais fortes personnalités qui préfèrent se développer dans le collectif.
Après tant de succès et intégré dans le film business, il autoproduit son dernier film Villa Paranoia seul . C’est à partir de ses propres expériences entre des personnes âgées et une jeune génération qui grandit sans parents, des parents qui n’avaient que leurs propres réalisations dans la tête.
Villa Paranoia a été montré dans de nombreux festivals internationaux et primé 9 fois dans 5 pays. Il semble donc que cette histoire danoise ressemble fort à d’autres cultures.


FILMOGRAPHIE

1981
CASABLANCA CIRCUS
avec Erik CLAUSEN, Leif Sylvester PETERSEN, Helle FASTRUP.
Les galères de trois saltimbanques de cirque itinérant qui ne parviennent pas à admettre que les beaux jours sont révolus pour les artistes de leur acabit. Leurs relations réciproques souffrent de leur difficultés à trouver du travail, de l'argent et des femmes. Mais les rêves sont tenaces...
Prix de la meilleure actrice au Danemark en 1980. Sélectionné à Cannes, Berlin, Sydney. Primé à Portland, Karlovy Vary.
1982
FELIX
1983
ROCKING SILVER
Le rock des années 50 et la génération qui a grandi à son rythme... Quatre jeunes danois montent un de ces innombrables groupes qui naissent alors dans toute l'Europe, Rocking Silver. 1983 : Benny, l'ancien leader du groupe est docker sur les quais de Copenhague. La mort d'un de ses amis lors d'un piquet de grève le pousse à tout plaquer pour se lancer "on the road again" et retrouver ses anciens camarades.
Primé à Munich, Poitiers, Prades, Rimini, Montréal, Abitibi...
1985
DARK SIDE OF THE MOON
avec Leif Sylverster PETERSEN, Eva MADSEN, Erik CLAUSEN.
Lorsque Johannes quitte la prison où il a passé seize ans pour le meurtre de sa femme, il tente de retrouver une existence normale. Sa vie continue cependant à se dérouler à cheval sur la mince frontière qui sépare le réel de l'imaginaire.
"Le quatrième long métrage d'Erik CLAUSEN est une réalisation d'une fulgurante beauté avec des trouvailles visuelles à chaque plan, sur un thème qui rappelle la dérive sentimentale des personnages de Wim Wenders."
La Revue du Cinéma
Prix du Meilleur Film au Festival d'Amiens. Meilleur film danois en 1986.
Sélectionné aux Oscars et au Festival de Montréal en 1986. Grand Prix du Festival d'Amiens et nominé aux Oscars 1988

RAMI ET JULIET
avec Sofie GRAABOL, Saleh MALEK, Mohamed BAKRI
Rami est un jeune palestinien soumis à la rigueur d'une existence traditionnelle basée sur le respect des valeurs anscestrales et l'obéissance au père. Juliet partage sa vie avec sa mère dans la complète liberté qu'autorise l'absence du père. Ils s'aiment mais les familles sont opposées à cet amour. Une transposition de la tragédie de William Shakespaere dans la banlieue ouvrière d'une grande ville occidentale où sévissent les préjugés racistes.
“Traversé de moments de pure splendeur, magnifié par la musique omniprésente de Tchaïkovsky, Rami et Juliet restera comme le film rêve de l'année.” Cinéma Fantastique.
Sélectionné au Festival de Montréal.1989
MOI ET MAMA MIA
avec Erik CLAUSEN, Leif S. PETERSEN, Christina HAAGENSEN
Dans un quartier populaire de Copenhague, une petite fille Rikke, vit seule avec son père. Un jour, elle gagne un poney à un concours. De quoi la sortir de la solitude et... embarrasser copieusement son père et ses voisins.
"Un film avec des enfants et pour les enfants qui n'est pas d'une grossièreté complaisante, ni d'une démagogie hypocrite, c'est rare... Les enfants peuvent prendre du plaisir à ce petit film modeste qui ne cherche pas à les faire régresser." Le Monde
Primé à Laon et à Amsterdam. Mention spéciale Unicef au Festival de Berlin en 1990.
1993
FISH OUT OF THE WATER
1993
CARL -- MY CHILDHOOD SYMPHONY
1994
BREAK YOUR BOUNDS
2000
TANGO

2004
VILLA PARANOIA
primé en ITALIE
PRIX FRIPRESCI (presse) TAORMINA
QUEBEC
GRAND PRIX à Abitibi
USA
CINEQUEST SAN JOSE FILM FEST 2005
Grand Prix du festival the MAVERICK SPIRIT AWARD
FRANCE
Festival du Cinéma Nordique Rouen 18e FESTIVAL du CINEMA NORDIQUE
PRIX DU PUBLIC
PRIX DU JURY JEUNE PUBLIC EUROPÉEN

FESTIVAL MAMERS-EN-MARS
PRIX DU JURY JEUNE PUBLIC
PRIX DU PUBLIC
GRAND PRIX DU FESTIVAL


 

 

 

 

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