nos propositions pour un cinéma européen

après 40 ans de militance pour l' europe et 20 ans pour un cinéma européen
j'espère que dans les prochains 20 ans nous allons motiver le public de voir les films
et tripler les recettes dans tous les pays européens (c'est 10% aulieu de 3%!)

Klaus Gerke, producteur & distributeur de film,
parisien allemand, militant pionier des aides européens ( EFDO, EVE, EURIMAGES maintenant Média 2),
co-organisateur du Festival Européen de Montréal et des festivals sur la cinématographie danoise, irlandaise et turc en France

 

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"L' humanité, qui jadis avec Homère avait été l'objet de contemplation pour les dieux olympiens, l'est maintenant devenue pour elle-même. Son aliénation d'elle-même par elle-même a atteint ce degré qui lui fait vivre sa propre destruction comme une sensation esthétique de tout premier ordre. Voilà ou en est l'esthétisation de la politique perpétrée par les doctrines totalitaires. Les forces constructives de l'humanité y répondent par la politisation de l'art."
WALTER BENJAMIN
in : œuvre d'art à l'époque de sa reproduction mécanisée

Ce trailer a été imaginé par Thierry De Swaef et Phil Vanduyne, et a été réalisé par : Stéphane DíArno (alias De Swaef). Ce spot est libre de droits, disponible pour toute diffusion et/ou distribution par émail . Car l'extrême droite, si vous l'adoptez, il faudra vivre avec!

 

NE LAISSEZ PLUS PARLER "LES AUTRES" POUR VOUS! - EXPRIMEZ VOUS

!

Catherine Winter, notre amie militante et résistante est décédée
Une vie multiple et débordante. Journaliste, scénariste, poète et productrice de films (directrice de la Sofracima), Catherine Varlin Winter est morte, mercredi 22 décembre, à Paris. Elle était âgée de 79 ans. Peu de femmes ont allié autant de risques voulus, de tournants assumés, à une compréhension humaine aussi chaleureuse, sans exclusive de race ni de classe. Quand Hitler occupe Paris, sa ville natale, Catherine a 15 ans. Née Judith Haït-Hin, en 1925, de parents émigrés, elle cherche presque aussitôt des compagnons de combat. Elle trouvera un groupe, tôt armé, de la MOI (main-d'¦uvre immigrée). L'AVENTURE DU CINÉMA Le Parti communiste, qui le dirige clandestinement, ne ménage pas ces combattants, souvent doublement illégaux. Des missions périlleuses font "tomber" les responsables un à un. Et, en 1944, une fille de 19 ans, Catherine Varlin, prend le commandement de la 35e brigade des FTP-MOI à Toulouse, puis du maquis MOI de la Meuse. Suivront douze ans de journalisme à L'Humanité. Elle "couvre" la guerre de six jours en Israël, elle défend les époux Rosenberg et convainc Sartre de les défendre. Puis, en 1956, après l'insurrection de Budapest, elle quitte le parti. Alors commence la grande aventure du cinéma. Documentaires sur les pays d'Afrique d'après l'indépendance. Des films avec Chris Marker. Des longs métrages aussi importants et aussi divers que La guerre est finie, d'Alain Resnais, et Dupont la joie, d'Yves Boisset. Avec son mari, Claude Winter, chef d'entreprise et économiste, Catherine a eu trois enfants. Quand la vie fut à ce point multiple et débordante, la fin n'est pas un échec. Je ne crois pas que Catherine aux yeux couleur de temps se soit sentie "flouée". (Dominique Desanti LE MONDE | 27.12.04 )

Une petite part de ta mémoire restera dans un interview passionnant dans notre film sur la Résistance tourné par Raoul Rossi. Nos rencontres notamment pendant les festivals du cinema allemand me resteront un souvenir important et ta vie un exemple et un encouragement pour lutter pour un monde meilleur. klaus jan 2005

 

pour un pass pour le cinema des indépendants

 

à l' ASSOCIATION RESISTANCE 7ème ART


Concerne : Ma proposition pour la réunion du 19/09/00 à 20H30 à l'Espace St Michel.

Créons un Pass pour le cinéma des indépendants regroupant toutes les salles qui font un vrai travail pour les spectateurs en proposant un cinéma différent des multiplexes.
Nous savons que ce pass sera utilisé par nos "spectateurs assidus". Mais nous comptons sur une aide des pouvoirs publics telle qu'une participation aux compensations sur la base de 33F/entrée à travers les mécanismes d'aide à l'exploitation et à la distribution.
Les cartes MK2-Gaumont et UGC nous ont déclaré la guerre pour établir une duocratie à leur unique profit en forçant notre adhésion à l'une ou l'autre. Comment peuvent-ils encore revendiquer un statut "Art et Essai" ou "Recherche".
A travers leur action, ils renoncent de fait à toute aide d'Etat, une aide qui pourra, en revanche, renforcer la viabilité du pass pour le cinéma des indépendants*.
Aux indépendants de montrer tout de suite leur combativité en intégrant les spectateurs** (à Paris comme en Province) dans cette lutte et en leur offrant une vraie alternative.

Klaus GERKE

*Rappelons-nous le débat sur la "carte orange" du cinéma il y a quelques années avec "7 à Paris" qui n'a pas échoué à cause de la pression des grands mais du "chacun pour soi" des indépendants ( à mon avis).

**Ceci peut provoquer un partenariat de solidarité avec les médias, associations et comités d'entreprises qui attendent notre pass depuis longtemps. Notre carte peut aussi avoir d'autres avantages cinéphiliques sur des prix d'abonnements, de vidéos etc... qui peuvent la rendre pratiquement gratuite.

SUITE

Le débat à l'Espace St Michel (auquel je n'ai pu assister) s'est orienté vers la création d'une "carte universelle".

Mais l'argumentaire de "Résistance 7ème Art" me semble trop défensif. Sans que personne ne me "consulte" et refusant la représentativité du Syndicat des Distributeurs Indépendants (qui n'informe que ses membres), j'exposerai malgré tout ma position sur la base de la discussion développée dans le bulletin "recherche(s)" n°64/octobre 2000.

Quand P. BROUILLER (AFCAE) dit: les cartes "donnent accès non plus aux films, mais à des lieux, à des enseignes",
je dirai : c'est déjà le cas aujourd'hui (sans carte), pour les multiplexes et les salles des Grands Boulevards où le spectateur choisit le film au dernier moment, devant les affiches exposées, comme pour les salles "art&essai" qui projettent des "films inconnus" et où le spectateur choisit son film parmi la sélection proposée par la salle en laquelle il a confiance - et tant mieux.

Il rappelle: nous avons tous des "cartes de fidélité". Je dirai: c'est le problème des indépendants en province. Ils ont souvent la possibilité de programmer tous les films (dont ceux de UGC/Gaumont) et bénéficient en plus des aides municipales, européennes, du CNC et autres, à ceci s'ajoute la gestion des cartes de fidélité dont les bénéfices sont à leur unique profit, puisque non-redistribués à l'ayant-droit. Une "carte des indépendants" fonctionnant à l'échelle nationale leur fait peur, elle viendrait remettre en question leurs privilèges "locaux". Ils ont tort parce que, et surtout en province, la "carte des indépendants" rendrait les salles beaucoup plus fortes face à la concurrence (si concurrence il demeure!).

Lorsque G. Troussier "doute sur Paris d'une réelle concertation entre indépendants",
elle a raison: face aux "grands", chacun cherche pour sa salle des films "porteurs" auxquels il n'a pas encore accès.

Je suggererai également que l'on examine si le public des cartes UGC/Gaumont est réellement le même que le notre. Mais il semble certain que s'il n'y a pas de "carte des indépendants", une partie de nos cinéphiles se ralliera aux cartes UGC/Gaumont et ceci pour des raisons économiques. Une ³carte universelle² va permettre de fréquenter UGC/Gaumont comme les "indépendants". Elle donnera en plus à UGC/Gaumont la possibilité de prétendre aux aides du CNC, jusqu'ici réservées à la diffusion de films français et non-américains. Nous n'allons tout de même pas aider ceux qui jusqu'ici nous ignoraient au nom du profit!

L'argument de N. SEYDOUX selon lequel, en cas d'interdiction des cartes, "aucun gouvernement ne prendra le risque d'aller contre 120 000 personnes qui trouvent que cette carte est formidable",
montre que UGC/Gaumont veulent démenteler le système d'aide du CNC, système que de nombreux pays nous envient. Nous, "indépendants" ("recherche", "art&essai" ou "commerciaux") avons tous intéret à défendre ce système d'aide, le risque est de voir disparaitre la Culture cinématographique en france!

Ayons confiance en notre pouvoir d'innovation et en nos spectateurs. Nous avons défendu la 7 /ARTE (contre les mêmes). Face aux cartes UGC/Gaumont, nous ne pouvons gagner que dans une mobilisation offensive et générale de tous les "indépendants", professionnels du cinéma et spectateurs (ceci est sans doute plus important que le référendum - une vraie cause est à défendre!).

Vous pouvez vous exprimer sur notre site internet www.k-films.com

 

l'exception culturelle

 

NOUS PRENONS LE TRAIN DE LA RESISTANCE

Après "l'exception culturelle", la "diversité culturelle" est à nouveau à l'ordre du jour de nos politiques ; pourtant celle-ci ne trouve plus sa place dans la réalité économique. Les culturocrates misent tout sur 5 à 6 films européens rentables.
La plupart des exploitants de salles bouchent les trous laissés par des films américains défaillants pour toucher des subventions.
La diversité des chaines TV se solde par la programmation de ces mêmes films en différé. Quant aux journalistes, ils utilisent les films du reste-du-monde-non-américain comme faits-divers-cinématographiques. Si le cinéma du monde n'a plus sa diversité, c'est bien la faute des responsables politiques et culturels ( qui ne respectent ni la réciprocité des échanges, ni l'éducation culturelle) et non la nôtre !
Nous avons pris depuis longtemps le train de la résistance avec nos films, et ce contre la "globalisation". Nous exigeons un vrai choix d'images et d'idées issues du monde entier, pour nous et vous, un "public d'exception" et exceptionnel !

Klaus GERKE
K-films

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