PERFORMANCE

 

Yorga,

né en 72 et originaire de Bretagne, produit des performances et des installations depuis 1994.
Ses matériaux de prédilection sont le scotch, la cellophane et tous les fantasmes relatifs à l¹enfermement, la suffocation, l¹abandon, la mutation, le rite initiatique. Il utilise les rouleaux de plastique adhésif comme une soie d¹araignée ou de papillon, créant des réseaux de lignes, des cocons, des secondes peaux, des pièges à lumière.
Il travaille avec sa compagne, Val. B., élaborant avec elle des rituels de métamorphose où le corps devient support de l¹¦uvre, où leur relation s¹abandonne à la transgression des limites.
Par la création de dispositifs contraignants, il joue avec les résistances, avec les entraves au mouvement, avec les surfaces des corps, avec nos nerfs.
L¹engagement physique et mental de l¹artiste dans l¹¦uvre crée chez le spectateur voyeur un choc émotionnel dû autant au phénomène d¹identification qu¹à l¹incapacité de se raccrocher à un message, à une signification globale restrictive.
En faisant entrer le corps dans une manipulation déshumanisante, Yorga renvoie le spectateur à sa conception de la liberté et crée une image qui intrigue, provoque, remet en cause.
De même, le jeu avec les références insecto-arachnoïdes (chrysalide, cocon, toile d¹araignée, soie) renvoie à une conception des relations humaines détachée du consensus social, politique ou économique.

Chaque objet, corps, acte ou lieu se déleste de ses contingences pour atteindre "un premier degré métaphysique", réinvesti dans le moment de la performance en tant que matière brute, piège à émotions.

Au gré de ses voyages en France, en Italie, en Allemagne et à Madagascar, Yorga a projeté ses interrogations dans toutes sortes de lieux (galeries d¹art, congrès de performers, châteaux, caves, troglodytes, terrain vague, décharge, ruines industrielles, cinémas, salles de concert, théâtre, chapelles, places publiques, supermarché, toit d¹immeuble, bateau, donjon SM, jardin d¹enfants, soirées underground, laboratoire de musique électronique, tramway, métro, torrent, sous-bois,Š).
Le nomadisme et les rencontres font partie intégrante de sa démarche expérimentale. Et régulièrement depuis 1993, il participe à des concerts de musique improvisée, met en scène des dispositifs et actions sonores, crée des home-tapes, explore des lieux d¹improvisation collective avec Ecce Kaos (Rennes) et 1KA (Toulouse), enregistre et compose sur cassettes audio ou sur ordinateur.
Quelques vidéos rendent compte de ses performances.
Quelques actions ou installations, à titre indicatif : Pelage et dépeçage, Bestiaire/Vestiaire, Vertical Fucking, Alice and Mad Daddy in Plastikland, 5 Heures de Mue, Scalp, Mutation1 en cabine téléphonique, Mutation2 en fontaine publique, Utérus Kubik, La Prothèse mentale, La Fente de Métal, Photocopy Body-building.

Contact :Yorga2@hotmail.com

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