réaction
de la presse, des internautes et spectateurs:
Félicitation
pour ce festival "qui dérange" !!!
@+! PHILIPPE
Alléchant le programme du FFF.
Maîtresse Coscas viendra
L'émississon de RADIO ALIGRE était splendide
Bénédicte
Die
berlinale ist tot es lebe das fff
l'évenement fétish mondial unique
IC1 media.com
Citation
de la semaine:"le dresscode:encore un truc de fétichistes"
A nous Paris (gratuit de la RATP)
Le
RDV à ne pas manquer
des films d'art & d'essai au sens premier du terme,
reflet de toutes les sexualités et interrogations réelles
sur le futur du sexe
TABOO
LE
FESTIVAL QUI VEUT EXPLOSER LES LIMITES
NOVA MAG

un
autre interview sur à la tv.com
http://62.210.134.146/redirect/transversale.html
Il
manque dans votre panorama le très beau film "NATIONALE
7"!??
Sarah
réponse: excusez cet oubli, nous
le passons fff 2002 avec un programme sur "handicap &
désir"
Que
fait TELERAMA?
Claudine
réponse: Ils annoncent
leur "coming out" dans le prochain numéro!
La
sélection n'est pas un peu intello?
CANAL+, NULLE PART AILLEURS
réponse: Nous adorons ça!
Tous maso!
Est-ce
que je peut venir masqué pour la remise des prix?
François A.
réponse: Laisse des
troux dans ta cagoule! (il y a un beau film à voir!)
c'est la fête des yeux!
Vous
annoncez la venue de Fernando Arrabal, mais il est mort!
Jean-Pierre
réponse: Il est bien vivant et
ira cracher sur ta tombe!
Félicitations
pour votre site,
je n'imaginais
pas qu'il y avait d'autres choses aussi passionnantes que le
sexe.
Marilyne
Leg
show a
rencontré pour ses lecteurs Klaus Gerke,
celui
par qui le Fetisch Film Fest existe, le festival de toutes les
sexualités.
Klaus
Gerke se définit comme un parisien allemand, arrivé en France
il y a 27 ans. C'est aux Beaux Arts qu'il a découvert le fétichisme,
via la peinture et la sculpture sur bois.
En 1968, en Allemagne, on parlait beaucoup de Freud et de Reich,
ça faisait partie de la révolution sexuelle individuelle et
collective.
Klaus Gerke restera marqué par cette approche libertaire de
la sexualité. Il optera pour le septième art, le cinéma réunissant
plusieurs arts en même temps, il est aujourd'hui à la tête de
K Films qui distribue et produit des films en cassette vidéo
et DVD. (www.k-films.com).
Leg Show : Qu'est-ce qui t'a donné envie de mettre en
place, à Paris,
le premier festival du film fétichiste?
Klaus Gerke : J'avais envie que les gens découvrent en
eux des choses qu'ils refoulent, qu'ils soient mieux avec leur
sexualité. C'est à mon avis quelque chose qui peut leur faire
comprendre ce qu'ils ont en eux. La recherche dans la sexualité
m'intéresse tout particulièrement, je crois que beaucoup de
choses n'ont pas encore été examinées dans ce domaine. Il y
a un véritable plaisir à découvrir d'autres sexualités. Cela
peut amener certains à une ouverture d'esprit. Je pense que
tous les thèmes gagnent à être explorés, dans la mesure où il
s'agit d'adultes consentants. Transmettre quelque chose, c'est
ce qui m'intéresse. La compréhension, c'est encore à un autre
niveau. Ce qui est bien dans l'art, c'est qu'on peut trouver
des choses belles sans les comprendre.
L'art autour de la sexualité est intéressant, donc le cinéma
est un étonnant moyen de transmission. L'idée de départ, en
créant cet événement, c'était d'en faire un festival sur l'amour
qui ne veut pas éviter le corps. Bien souvent quand le corps
est mis en avant dans le cinéma, il s'agit de pornographie,
or je n'avais pas envie de passer de films porno. Ainsi, le
fetisch film fest est né parce que toutes les expériences cinématographiques
autour du corps qui ne sont pas de la pornographie relèvent
du fétichisme, du fétiche en tout genre.
Leg show : te considères-tu comme un militant du droit
à la différence sexuelle?
Klaus Gerke : militant des libertés individuelles et
collectives, peut-être, dans la mesure où c'est politique. Mais
la liberté, il faut la prendre et non pas demander à ce qu'on
nous la donne. C'est une lutte pour La liberté, la liberté est
contre l'ignorance, l'ignorance est la pire des choses, à tous
les niveaux.
C'est un festival pour le plaisir et la réflexion, si ce n'était
que pour le plaisir, il n'y aurait pas lieu de faire un festival.
J'ai envie que la manière de parler de la sexualité soit politique,
et non pas cachée par la culture, dans des endroits privés...
Aussi, quand un festival fait réfléchir sur la sexualité, ça
devient politique et donc dangereux.
Je pense que personne n'est normal. Certains le savent, d'autres
non. Si on peut leur faire découvrir par des films, une fête...
ce sera bien et ça coûte moins cher que la psychanalyse.
Le passage à l'acte est important, et le premier passage à l'acte
peut être d'aller voir un film pour mieux comprendre certaines
sexualité, faire la démarche de vouloir regarder des plaisirs
qui nous sont étrangers. Je pense qu'il n'y a pas de norme en
matière de sexualité.
Leg show : rencontres-tu des problèmes de censure en
ce qui concerne ce festival?
Klaus Gerke : La censure est toujours présente, même
si elle s'effectue de manière détournée.
Elle intervient souvent par une censure économique : le CNC
a fait perdre à K Films 700 000 f de subventions à cause du
Festival que nous organisons.
Dans les autres festivals, nos prospectus disparaissent vite,
non pas que le public se rue dessus, ils disparaissent sous
les tables, ou sont directement mis à la poubelle. On nous a
obligé à retirer une image, dans un cinéma : la photo d'un homme,
dans le film "Venus in furs", sur une croix de St André, pour
atteinte à la religion.
D'autre part, la distribution des cartes postales du film "O
amor natural" a posé quelques problèmes. A côté de l'image de
Guinevere Turner en latex (dans le film "Preaching to the perverted"),
l'affiche du festival qui n'a choqué personne, la carte postale
montrait une vielle femme de dos en maillot de bains... Une
vielle dame n'a pas à être sur une carte postale, ça devient
pornographique pour les gens. Ce film traite de la sexualité
parlée par des vielles dames, il n'y a aucune image de femme
déshabillée.
Alors qu'à la télévision, ce qui marche aujourd'hui c'est Ally
Mc Beal ou Sex and the City, des séries télévisées tournant
autour du sexe, en prime time, mon festival reste censuré, parce
que, contrairement à ces séries qui ont un côté bourgeois et
ne vont pas au fond des choses, les films que je programme font
réfléchir sur la lilberté sexuelle. Leur approche de la sexualité
reste dans un cadre de relation de pouvoir, ces émissions étant
faites par des hommes.
Dans notre festival, nous arrivons à trouver des films anti-pouvoir.
D'ailleurs, grand nombre de ces films sont fait par des femmes.
Ce festival devient de plus en plus dérangeant dans la mesure
où il obtient une couverture médiatique de plus en plus importante,
par une presse "normale", non spécialisée. Aussi, la censure
se fait de manière plus subtile, économique.
Leg show : Parlons du programme du prochain festival,
que vas-tu nous présenter pour ce nouveau millénaire?
Klaus Gerke : Le thème de cette année est "l'obsession
de l'artiste". N'importe quel artiste a une obsession. Nous
présenterons également les films japonais de Shu Lea Cheang,
une réalisatrice chinoise qui sera présente au festival. Seront
également programmés des films de Romain Slocombe dont le thème
de prédilection est le Japon, et de nombreuses surprises.
K Films s'apprête également à sortir en DVD le film "Venus in
Furs", les films de Yann Minh et de Maria Beatty, plus une sélection
de court-métrages.
Leg
show : Que souhaites tu pour le FFF 2001?
Klaus Gerke : je souhaite beaucoup de nouveaux spectateurs,
et que les gens se parlent,
moi je donne juste un outil,
aux gens de l'utiliser.
Propos
recueillis par Carnie.
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