MOVIE DAYS
un film de Fridrik Thor FRIDRIKSSON

Islande, 35mm, 1,66, Dolby SR, 90'

 

VHS 23 Euros

Le petit Thomas s'éveille à la vie en découvrant espions russes, fantômes islandais, Roy Rogers, La Main Rampante, Adolf Hitler, un ermite mangeur de moutons, Jésus-Christ, des soldats américains et des islandaises complaisantes, des pervers motorisés, la seule vedette islandaise à Hollywood, de merveilleux conteurs et des enterrements.

après LES ENFANTS DE LA NATURE, nominé aux Oscars,
MOVIE DAYS,
Prix du Meilleur Film Scandinave 94,
Prix du Public à Mamers 95,
Grand Prix du Festival Jeune Public à Laon 95,
sélection Cannes Junior 95,
Grand Prix du Festival d'Environnement à Paris 95.

 

FICHE ARTISTIQUE

Thomas, 10 ans : Örvar Jens Arnarsson
Père : Rùrik Haraldsson
Mère : Sigrùn Hjalmtysdottir
Nicolas, 15 ans : Orri Helgason
Toni, le vieil homme à la ferme : Jon Sigurbjörnsson
Briet, la vieille femme de la ferme : Gudrùn Asmundsdottir
Danish, la grand-mère : Asta Esper Andersen
L'homme au cheval : Otto Sander
Friggi, le fermier : Bjarni Ingvarsson
Gurra, la femme de Friggi : Björk Jakobsdottir
Ulfar Kjeld, le communiste : Sigurdur Sigurjonsson
Valdi, travailleur à la base américaine : Laddi
Biggi, l'ami de Thomas : Hans Por Hilmarsson
Làrus, le copain de classe : Höskuldur Eiriksson
Le père de Biggi, l'entrepreneur : Thorlàkur Kristinsson
Hallur, l'entraîneur de foot : Magnus Olafsson

Réalisation : Fridrik Thor Fridriksson
Production : Fridrik Thor Fridriksson Icelandic Film Corporation (Reykjavik),
Peter Rommel Filmproduktion (Hambourg),
Peter Aalbaek Jensen, Zentropa Entertainments (Copenhague)
Scénario : Fridrik Thor Fridriksson, Einar Mar Gudmundsson
Montage : Steingrimur Karlsson
Image : Ari Kristinsson
Son : Kjartan Kjartansson
Musique : Hilmar Örn Hilmarsson
Décor : Steingrimur Thorvaldsson

 

SYNOPSIS

MOVIE DAYS présente une succession d'épisodes dans la vie de Thomas, d'abord dans son quartier de Reykjavik, puis dans une ferme au Nord de l'Islande, dans la même région où ont été tournées les premières scènes du précédent film de Fridrik Thor Fridriksson, LES ENFANTS DE LA NATURE .

 

En Islande au début des années 60, les salles de cinéma formaient un monde à part. On y allait comme à une cérémonie... C'est là que Thomas et les autres enfants, dans leur quartier de Reykjavik, voient des films d'aventures, des dessins animés, des films de guerre qui leur fournissent de nouveaux héros, bien différents des personnages de leurs sagas traditionnelles.
Movie Days se présente comme une succession d'épisodes de la vie de Thomas, au moment de la présence américaine dans les bases de l'OTAN alors que la télévision US et les conflits de la guerre froide marquent de leur empreinte la vie de chaque jour. Lorsque le petit citadin part à la campagne et écoute les récits du vieux Toni, peuplés d'elfes, de fantômes et de bergers, c'est une culture toute nouvelle qu'il découvre. Thomas s'adapte peu à peu à la vie campagnarde, quand il est rappelé à la ville par la mort subite de son père. A l'enterrement, les deux univers culturels dont il a fait l'expérience, se fondent en un seul.

Le début des années 60 fut une période de bouleversements, non seulement pour Thomas, mais pour toute la société de cette île isolée de l'Atlantique Nord. Une nouvelle ère commençait, non sans tensions. Une des sources principales de conflit fut le problème des influences culturelles étrangères. Celles-ci avaient commençé à se faire sentir pendant la guerre, avec l'occupation britannique et ensuite américaine. Après la guerre, les Américains avaient obtenu l'autorisation de maintenir une base et, dix ans avant la période où se déroule le film, l'Islande avait rejoint l'OTAN. La présence américaine et son influence culturelle étaient donc des faits établis, bien qu'elles aient rencontré une résistance farouche de la part de nombreux Islandais qui craignaient pour l'avenir de leur ancienne culture et même pour leur identité nationale.
Cependant les enfants furent entièrement séduits par les nouvelles formes culturelles. Ils s'ouvraient à une nouvelle ère, à un monde nouveau. Des films d'aventures, des dessins animés, des films de guerre leur fournissaient de nouveaux héros dont ils pouvaient s'inspirer, des héros qui entraient en compétition avec les anciens héros des sagas. Les anciennes valeurs et les nouvelles s'affrontaient. Les émissions de télévision de la base militaire américaine ont été une des influences déterminantes de ces années, avant que l'Islande ne se dote de sa propre télévision. Thomas et ses amis se laissent attirer par la lueur bleue qui émane de la fenêtre du rez-de-chaussée de l'appartement d'un voisin qui possède la télé. Le communiste du quartier, a, quant à lui, déclaré la guerre aux militaires américains et à l'influence américaine en général, et devient le protagoniste d'une véritable histoire d'espionnage. La femme de mauvaise vie» qui reçoit chez elle les soldats, fascine les enfants mais connaît l'opprobre des adultes. C'est ainsi que les conflits de la guerre froide marquent de leur empreinte la vie de tous les jours et les enfants observent tout cela et l'interprètent à leur façon. Le bruit court qu'une cousine de Thomas, naguère Miss Islande, connaîtrait la gloire à Hollywood. La nouvelle arrive qu'elle joue un rôle dans le film Hitler. Convaincue que leur cousine doit tenir le rôle féminin principal, celui d'Eva Braun, toute la famille va voir le film pour découvrir qu'il n'en est rien.
Thomas ne s'intéresse pas seulement au cinéma et aux jeux guerriers mais aussi au foot. C'est un petit citadin, et le monde dans lequel il grandit ne correspond plus à celui de son père, dont les racines sont à la campagne. Il va y partir s'initier à la vie rurale. A la ferme, Thomas partage la chambre du vieux TONI. Il lui incombe de gratter le dos du vieux le soir avant de se coucher, en l'écoutant conter des histoires de bergers, de trolls, d'elfes et de fantômes. Thomas les oppose à celles qu'il tire de la télé américaine et des films qu'il a vus. Ainsi la culture de la campagne et celle de la ville se livrent une bataille sans merci. Peu à peu, Thomas s'adapte à sa nouvelle vie de découvertes de la nature et du surnaturel, quand il est rappelé à la ville par la mort subite de son père. Il a pris conscience du conflit entre les générations et les cultures mais aussi de la lutte entre la vie et la mort. A l'enterrement, les deux univers dont Thomas a fait l'expérience se fondent en un seul. De retour à la ville, la vie reprend son cours, on passe son temps à écouter de la musique pop à la radio et encore une fois, on apprend que la cousine a eu un rôle dans un film américain...

En savoir plus sur le film